Luttes sociales

Cinq axes pour améliorer l’offre de soins

L’ARS-OI a un an

Témoignages.re / 23 avril 2011

L’ARS-OI (Agence régionale de santé Océan Indien) vient de fêter son premier anniversaire. L’occasion de faire un bilan de ses actions et de présenter le plan stratégique de santé pour La Réunion et Mayotte.

L’ARS-OI (Agence régionale de santé Océan Indien), qui réunit huit organismes de santé, dont la DRASS, a vu le jour il y a un an. Cette structure est désormais le seul interlocuteur sur le champ sanitaire et médico-social. L’objectif de l’ARS est de développer une offre de soins de qualité sur le territoire. Un projet régional de santé est donc en cours d’élaboration. La première étape a été franchie avec l’adoption en Conseil de surveillance du Plan stratégique de santé de La Réunion et de Mayotte le 21 avril 2011.
Un plan que Chantal de Singly, directrice de l’ARS-OI, a présenté hier à la presse. A partir d’un diagnostic de l’état de santé de la population des deux îles et d’un état des lieux de l’offre de soins, l’ARS a défini des priorités et des objectifs généraux pour la prévention, l’accès aux soins, la réduction des inégalités, la qualité des prises en charge, le respect des droits des usagers du système de santé.
Les 5 domaines d’action sont connus. Le premier concerne la périnatalité et la petite enfance. Avec 15.000 naissances par an à La Réunion et 75.000 à Mayotte, la mortalité des femmes en couche est deux fois plus élevée que dans l’Hexagone (2 décès en moyenne). Pour l’ARS, il s’agit de remédier à cette situation. Viennent ensuite les maladies chroniques comme le diabète dont souffrent de nombreux Réunionnais. Le handicap et le vieillissement, qu’il faut anticiper avec l’ouverture d’établissements d’accueil. La santé mentale, les addictions et la santé des jeunes impliqués dans les accidents de la route et la violence domestique. Les risques sanitaires liés à l’environnement (chikungunya, accès à l’eau, cyclone, tsunami, etc.). Ainsi, à Mayotte, 20% de la population n’a pas accès à l’eau potable.
Ce Plan stratégique de santé va être complété par des schémas régionaux de prévention, de l’organisation de l’offre de soins et de l’organisation médico-sociale. Les programmes seront ensuite mis en œuvre.

Contrôle de l’offre de soins

Cette année, l’ARS poursuit ses actions sur quatre fronts : la régulation de l’offre de santé, la surveillance, l’accompagnement des établissements, et la gestion des crises sanitaires. Dans le domaine de la qualité, de la sécurité et de la performance, un programme chargé est prévu pour 2011. Des priorités régionales ont été définies pour le contrôle des blocs opératoires, des laboratoires d’analyses médicales et le respect de la réglementation pour les hospitalisations contraintes.
Les établissements qui interviennent dans le traitement du cancer et la pratique de l’IVG devraient aussi subir des contrôles. L’ARS sera également attentive au repérage et à la prévention des maltraitances dans les établissements médico-sociaux, aux périmètres de captage d’eau pour la consommation humaine et à l’état d’insalubrité des immeubles.
Des débats publics sont programmés partout dans l’île sur la dépendance des personnes âgées (12 mai à la Fac de Droit), les risques sanitaires liés à l’environnement (le 29 juin à Saint-Benoît), la nutrition et la permanence des soins en septembre.
La veille sanitaire et la lutte anti-vectorielle (chikungunya et autres maladies émergentes) restent une priorité pour l’ARS.
D’autres projets devraient se concrétiser : le Pôle sanitaire Ouest, le Centre hospitalier régional universitaire, une Maison pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer.

EP


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