Luttes sociales

Contre la casse du service public d’éducation

Témoignages.re / 27 avril 2011

Dans un communiqué, Eric Fruteau « exprime sa vive inquiétude au regard de la politique de casse du service public d’éducation voulue par le gouvernement Fillon-Sarkozy ». C’est l’avenir de la jeunesse qui est en jeu.

« Alors que la municipalité de Saint-André s’efforce de construire de nouvelles écoles pour répondre à une demande croissante des effectifs scolaires, alors qu’elle a mis en œuvre depuis 2008 en concertation avec les équipes éducatives et l’Inspection de circonscription de la commune, un protocole technique, évalué à 3 millions d’euros pour programmer des travaux sur la mandature et ainsi améliorer les conditions d’enseignement pour la réussite de tous, une politique de casse du service public d’éducation voulue par le gouvernement Fillon-Sarkozy se poursuit.
Des choix désastreux pour l’avenir de nos enfants se concrétisent : fermeture de classes, (2 fermetures prévues dans les écoles maternelles et élémentaires de Saint-André) ; suppression de postes d’enseignants, (162 à La Réunion à la fois dans le 1er et le 2nd degré à la rentrée 2011-2012). A Saint-André, 8 postes de professeurs seront supprimés dans le seul lycée technique Jean Perrin qui accueille plus de 1.000 élèves.
A cela viennent s’ajouter d’autres mesures qui feront baisser la qualité du service public d’enseignement : suppression des emplois jeunes, suppressions des aides aux directions d’écoles dont la décharge totale est perdue en raison de fermeture de classes, affectations d’enseignants loin de leur domicile provoquant des absences régulières (donc baisse de la qualité d’enseignement) suppressions de postes de conseillers pédagogiques de circonscription…
A plusieurs reprises mes élus et moi-même avons eu l’occasion d’exprimer notre solidarité en direction des syndicats d’enseignants, des parents et des élèves (manifestation des élèves et des enseignants du Lycée Perrin en mars devant la mairie de Saint-André, mobilisation des parents en avril devant l’école Raphael Vidot contre la fermeture de classes).
J’ai pris l’initiative d’écrire personnellement à Monsieur le ministre de l’Education nationale pour lui faire part de ma vive inquiétude, de celles de mes administrés et des parents de notre île qui attendent de lui la mise en œuvre de mesures spécifiques en adéquation avec la situation réunionnaise (jeunesse et accroissement de la population, taux élevé d’illettrisme, sortie de formation initiale sans aucune qualification : 4.000 collégiens et lycéens chaque année).
Lors du conseil municipal du mercredi 27 avril, je proposerai le vote d’une motion pour interpeller monsieur le Recteur et le gouvernement à propos du réexamen de ces mesures, dans l’intérêt des enfants et des familles réunionnaises. »


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