Luttes sociales

Contre la réforme de la formation des enseignants

Grève de l’Intersyndicale de l’Education

Témoignages.re / 15 décembre 2009

Deux opérations escargot sont prévues : au départ du campus du Tampon vers la Mairie de Saint-Pierre et de l’IUFM de Saint-Denis vers l’Université. Objectif, sauver la formation pédagogique des enseignants.

Les organisations syndicales de l’Education nationale FSU, SAIPER, SE-UNSA, SGEN-CFDT et le syndicat étudiant UNEF relayent aujourd’hui le mouvement de protestation national contre la mastérisation de la formation des enseignants. « Une réforme controversée et passée en force », indique le communiqué de l’Intersyndicale.
Les syndicats appellent ainsi l’ensemble de la communauté éducative, les étudiants et lycéens à rejoindre le mouvement de grève aujourd’hui. « Le préavis national couvre tous nos collègues », tient à préciser Jean-Louis Belhote, de la CFDT.
Deux points de rassemblement sont prévus pour des opérations escargot.

Un pas de plus vers la précarité

Rendez-vous au campus du Tampon à 8h30. L’opération escargot se dirige vers la Mairie de Saint-Pierre, avant le départ de la manifestation pour la Préfecture.
A l’IUFM de Bellepierre à 9 heures. Le Collectif Sauvons l’IUFM tient son assemblée générale dès 8 heures. Avant de se joindre à l’opération escargot à 9 heures, direction le campus du Moufia pour un débat sur le parvis de la Faculté des Lettres. L’Intersyndicale va demander à être reçue au Rectorat, puis à la Préfecture, toujours en opération escargot.
L’Intersyndicale refuse une réforme qui ne laisse aucune place à la professionnalisation des enseignants. Selon les syndicats, les étudiants qui souhaiteront devenir enseignants à partir de 2010 devront obtenir un Master 2 (Bac +5) et préparer en même temps le concours. A l’exception de stages d’observation facultatifs dans les établissements scolaires, aucune formation pédagogique n’est prévue. « Nous demandons une structure professionnalisante spécialisée pour les métiers de l’enseignement », insiste Jean-Louis Belhote.
Pour les syndicats, la mastérisation vise à précariser encore plus les services de l’Education nationale. « On veut généraliser la contractualisation, sortir les enseignants de la fonction publique d’Etat », affirme Lionel Leduc, de la FSU. Les étudiants en Master qui n’auront pas réussi aux concours, faute de places, feront d’excellents contractuels ou vacataires, préviennent les syndicats qui demandent le retrait des décrets de la réforme.

Edith Poulbassia


Kanalreunion.com