Luttes sociales

Des femmes victimes de l’inégalité des salaires à Saint-André

« Sans lutte, l’égalité reste un vain mot »

Témoignages.re / 7 juillet 2016

Mardi matin devant la préfecture à l’occasion du rassemblement contre la loi El Khomri, la CGTR-Est distribuait son dernier bulletin. Il donne un coup de projecteur sur les luttes dans l’Est de notre île. Alors que le gouvernement met en avant l’égalité réelle, de nombreuses inégalités subsistent dans les salaires, et dans une grande surface de Saint-André, les victimes sont les femmes.

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« L’égalité est inscrite au fronton des mairies, le gouvernement a même institué une secrétaire d’État à l’égalité réelle, mais dans les entreprises ce mot reste vide de sens pour les femmes.

Dans les grandes surfaces de l’Est, la discrimination des femmes est patente. Ainsi, à l’occasion des NAO, on peut constater dans une grande surface de Saint André que 66 % des CDD de l’entreprise sont occupés par des femmes et que 80 % des temps partiels sont occupés par des femmes. Ceci a aussi pour conséquence que les femmes ouvrières et employées sont les plus mal payées alors qu’elles ont les mêmes besoins que les hommes et doivent pour une bonne part d’entre elles assurer seules les frais d’entretien de leur famille.

L’intervention de tous nos militants (femmes et hommes) dans les entreprises, en lien avec les travailleurs, pour exiger le passage de tous les temps partiels non choisis, pour imposer la transformation des CDD en CDI est donc indispensable pour en finir avec cette discrimination insupportable. »

Extrait du bulletin de la CGTR-Est du 5 juillet 2016


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