Luttes sociales

« Des mesures partielles en guise de solution pour les uns ! Rien pour les autres ! »

CGTR Educ’action et le non-paiement des salaires d’août 2012 des assistants d’éducation

Témoignages.re / 1er septembre 2012

Après avoir pris connaissance que les salaires des assistants d’éducation dont les contrats ont été conclus à la rentrée scolaire ne seraient pas versés, comme il se doit, fin août 2012, la CGTR Educ’action avait saisi le Rectorat pour un règlement urgent de cette situation qui porte un préjudice financier et moral à nos collègues.
Les AED n’ont pas, en effet, à faire les frais du manque d’anticipation du Rectorat. Suite à notre interpellation, l’autorité académique vient de porter à notre connaissance les mesures d’urgence qu’elle entend prendre pour réparer, autant que faire se peut, « cette boulette de gestion ».
Ainsi, le Rectorat nous annonce qu’un accord a pu être trouvé avec la Direction régionale des finances publiques.
Ainsi, les AED dont le contrat a débuté le jour de la rentrée avant le 20 août percevront un acompte de 400 euros qui leur sera versé dans les premiers jours du mois de septembre, le 8 au plus tard. Cela concerne environ 80% des assistants d’éducation.
Les AED qui sont entrés en fonction à compter du 20 août 2012 ne pourront, quant à eux, percevoir cet acompte. « Leur service du mois d’août sera rémunéré en même temps que la paye du mois de septembre ».
La CGTR Educ’action regrette qu’aucun acompte n’ait pu être versé à 20% des AED (ceux dont les contrats ont débuté le 20 août 2012) comme elle considère qu’un effort particulier aurait dû être fait pour que cet acompte versé aux AED ayant commencé le 18 août 2012 le soit à la fin du mois d’août 2012.
Ce problème de paiement renvoie inévitablement à la question de la précarité. Des AED victimes d’incidents de paiement, des AED dont les missions sont trop souvent détournées, des AED dont l’administration refuse la conclusion des contrats sur 3 ans en dépit des possibilités juridiques offertes en privilégiant une annualisation des contrats, véritable épée de Damoclès.
La CGTR Educ’action demande au Rectorat de prendre en charge les éventuels incidents financiers (agios bancaires, frais de rejet de chèque, défaut d’approvisionnement...) auxquels pourraient être confrontés nos collègues suite au retard de paiement de leur traitement ainsi que le versement d’intérêts moratoires ou indemnités de retard sur la base du taux de l’intérêt légal (Circulaire du Budget n°140 du 24 octobre 1980/RLR 332-0-d).


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