Luttes sociales

Des solutions alternatives et durables à l’urgence sociale

ATD Quart Monde, le Réseau entraide et solidarité, le Comité des chômeurs et des demandeurs de logement du Port et Agir pou nout tout annoncent qu’elles interpelleront le président de la République

Témoignages.re / 31 décembre 2009

Dans un communiqué diffusé mardi à la presse, quatre organisations appellent à aller faire entendre la voix des plus démunis le 18 janvier auprès du président de la République. ATD Quart Monde, le Réseau entraide et solidarité, le Comité des chômeurs et des demandeurs de logement du Port et Agir pou nout tout rappellent l’urgence sociale et les propositions faites par le Collectif du 25 octobre, et notamment la création de 50.000 emplois de proximité. Voici ce document :

« Les événements du COSPAR étaient l’occasion de rappeler les problèmes graves et persistants rencontrés par la société réunionnaise. Les organisations sociales n’ont cessé de mettre en avant l’urgence sociale occultée.
En réponse le Président de la République propose les États-généraux d’Outre-mer, mais après l’annonce du 6 novembre 2009, nous constatons que les contradictions persistent et cela toujours au détriment des plus pauvres.
Depuis l’élection de Monsieur Nicolas Sarkozy à la tête de l’État et contrairement à ses ambitions, à La Réunion les problèmes n’ont pas évolué d’un iota, pire la misère gagne du terrain.

« La misère est l’œuvre des Hommes, seul les Hommes peuvent la détruire »

Ce 18 janvier 2010, les organisations associatives signataires de ce communiqué souhaitent rencontrer le Président lors de son atterrissage à l’aéroport de Pierrefonds.
Le Collectif du 25 octobre né à Cambuston a fait des propositions qui rompent avec le modèle actuel par l’innovation, 50.000 emplois de proximité c’est possible. Quel sera l’avis du Président de la République sur ce thème ?
Nous ne manquerons pas de l’interroger sur d’autres points à travers nos propositions (qui seront détaillées lors d’une conférence de presse prévue pour le 10 janvier 2010) mais aussi sur les orientations gouvernementales.

Face à l’échec constaté et incontesté sur le logement, l’observatoire des prix et des revenus (baisse des prix significative), la lutte contre l’illettrisme, l’emploi, quelles seront les solutions alternatives et durables ?

C’est pour toutes ces raisons que nous serons présents à Pierrefonds le 18 janvier 2010 pour faire entendre la voix des sans voix et écouter les réponses du Président de la République.
Des propositions qui seront adressées entre temps aux collectivités de La Réunion pour avis.
Les organisations signataires

- ATD Quart Monde représenté par Nadia Thancourt.

- Réseau Entraide Solidarité représenté par Roland Lambert.

- Comité de chômeurs et demandeur de logement représenté par Maryse Dache.

- Agir Pou Nout Tout représenté par Monique Iori ».


L’Alliance des abandonnés dit « arèt ék sa »

« 400.000 Réunionnais à la CMU, 400.000 Réunionnais illettrés, 130.000 travailleurs en dessous du SMIC, 120.000 chômeurs, 80.000 rmistes, 30.000 demandeurs de logement », l’Alliance des abandonnés compte organiser le 18 janvier prochain à Saint-Pierre un piquet des "Ramasseurs de miettes" à l’occasion de la venue du président de la République.
« Tous les clignotants sont au rouge : les entreprises sont liquidées chaque jour, les associations tombent comme des mouches alors que les banquiers sont de plus en plus riches », soulignent Samuel Mouen, Georges Arhiman, Patrick Savatier, Élysée Hermann, Roland Lambert, M. Robert, Jacky Bazon, Jean-Yves Payet et J.P. Turpin dans une déclaration adressée à la presse, « les promesses ne suffisent plus. La Réunion a besoin d’un traitement de choc », ajoutent-ils.
L’Alliance des abandonnés appelle à « un plan Marshall pour l’emploi, le logement et l’égalité des chances. Les plus défavorisés, les plus pauvres ne peuvent plus attendre. Il faut agir vite ».
Car pour 2010, les perspectives n’engagent pas à l’optimisme. Si rien n’est fait, « les choses seront de plus en plus difficiles pour ceux qui sont en bas de l’échelle sociale ».
Le 18 janvier sera donc l’occasion « d’interroger le président, de lui soumettre des idées, de crier notre ras-le-bol, notre souffrance ». L’objectif est de « créer l’électrochoc ». L’Alliance des abandonnés souhaite pouvoir compter sur l’appui des acteurs politiques et des syndicats.
Et de conclure : « nous ne pouvons pas décevoir une nouvelle fois ceux qui sont abandonnés. Nous avons le devoir d’agir. Aujourd’hui, l’occasion est trop belle pour la manquer ».


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