Luttes sociales

Devoir de lutte

6ème congrès de la Fédération CGTR du Bâtiment et des Travaux Publics

YVDE / 7 décembre 2009

Le débat a été large lors du 6ème congrès de la Fédération CGTR du Bâtiment et des Travaux Public. En présence de Jean-Marc Gamarus, 1er adjoint à la Mairie de Saint-Paul, Jacky Balmine, secrétaire de la Fédération CGTR du BTP a clôt le congrès en parlant de « construire la défense des travailleurs et, aujourd’hui, la défense des licenciés », et d’un « devoir de lutte ».

« Un Homme, un Travail », a dit un délégué lors du débat du 6ème congrès de la Fédération CGTR du Bâtiment et des Travaux Publics. On était, le 5 décembre 2009 à Saint-Paul, au cœur de la plus terrible manifestation de la crise financière. Et le BTP y paie un lourd tribut, avec 6.200 licenciés. Alors, on ne s’étonne pas que la députée-maire de Saint-Paul, Huguette Bello, en accueillant les congressistes, ait apporté son soutien à la CGTR et ait eu une pensée forte pour le personnel de l’Arast, aujourd’hui dans les difficultés.
Le débat, après le rapport de Jacky Balmine, secrétaire de la fédération CGTR du BTP, a tourné autour des licenciements, mais aussi des moyens de luttes. Lesquels peuvent prendre la forme d’une écoute attentive des travailleurs licenciés et d’un accompagnement dans les démarches, sans que les syndicalistes deviennent des assistants sociaux.
Michel Floris, un délégué, a montré comment les employeurs tentaient d’échapper à leurs obligations en maintenant les effectifs à moins de 50 pour ne pas avoir à créer de comité d’entreprise, voire à moins de onze pour échapper aux délégués du personnel.
Roger Angama, ce “zarboutan” de la fédération du BTP, a parlé avec une combativité qui en remontre à beaucoup de jeunes, « des travailleurs qui souffrent dans les entreprises, qui sont licenciés. Il faut arrêter ! ». Et ce vétéran des luttes ouvrières a dénoncé ce gouvernement qui est « la ruine des salariés, la ruine du travail, la ruine de la sécurité sociale ». Il a appelé à une réaction. « Réagir, c’est se rassembler. C’est mettre la force de notre côté. C’est dans le combat que l’on va gagner ».
Yvan Hoarau, secrétaire général de la CGTR, a souligné la profonde dégradation sociale avec des milliers de licenciés, dont les 1.200 salariés de l’Arast où règne une certaine « confusion ». Il a noté que la relance de la commande publique ne règlerait pas tout, car « il faut aussi poser la question de la répartition des richesses dans le BTP ». Le secrétaire général a mis en avant la multiplication des luttes au Pôle Emploi, aux Impôts, à l’Arast, à La Poste, à Electricité de France. Avec une question : « Comment leur donner un sens, une cohésion ? ». « Les conditions qui ont conduit à la création du COSPAR sont toujours là. Il y a toujours une urgence sociale », a-t-il dit. Aussi, la CGTR doit « rester proche des salariés » et « mettre en place une cellule de crise ».
Jacky Balmine, secrétaire de la Fédération CGTR du BTP, a clôt le congrès en parlant de « construire la défense des travailleurs et, aujourd’hui, la défense des licenciés » et d’un « devoir de lutte ».

YVDE


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