Luttes sociales

« Emploi et mutations : Priorité aux Réunionnais(e)s »

Dans 4 jours devant la préfecture

Correspondant Témoignages / 16 juin 2014

Nou Lé Kapab (AJFER), GPX974 et le collectifs des « Déportés de l’Education Nationale » ont lancé un appel à la mobilisation, le jour de la venue des ministres de l’Intérieur et des Outremers, l’occasion pour les organisations de dénoncer le systèmes des mutations dans la Fonction publique et l’inertie du gouvernement face aux nombreux postes créés à La Réunion, mais qui « échappent à La Réunion ».

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Opération de tractage samedi à Saint-Louis pour préparer la mobilisation de vendredi.

Mené par Nou Lé Kapab, l’appel à la mobilisation, le 20 juin à 9h, devant la préfecture, a reçu de nombreux soutiens parmi lesquels celui de la Fédération CGTR Ports et Docks. Pour Gilles Leperlier, président de Nou Lé Kapab (AJFER), « la solidarité doit concerner tous les secteurs, public et privé », car « l’emploi à La Réunion est une priorité ».

Six mois après la publication du rapport de Patrick Lebreton, les organisations dénoncent l’absence de mesures concrètes destinées à prioriser les ultramarins dans l’emploi sur leurs territoires. En effet, en dépit des propositions du député-maire sur les moyens permettant de mieux faire profiter les ultramarins des emplois créés dans leur territoire, « le compte n’y est pas » pour les organisations.

Secteur public discriminant

Ces dernières souhaitent un réel changement, à travers « une loi, un décret ou une circulaire » pour faire avancer les choses, a expliqué Idriss Ranga, porte parole des Gardiens de la PaiX (GPX974), lors d’une conférence de presse, le 9 juin. De son côté, Olivier Fontaine, du groupe « Les déportés de l’Education Nationale », « il faut revoir tout le système et le réorganiser ».

Ce dernier pointe du doigt l’absence de prise en compte des situations personnelles des nouveaux professeurs réunionnais et des décisions arbitraires d’affectation vers la France. Ce dernier a dénoncé l’académie de La Réunion qui « recrute des contractuels en mathématiques, alors que les professeurs réunionnais ont été affectés à Versailles ».

Le président de Nou Lé Kapab (AJFER), contacté par la rédaction, a évoqué plusieurs exemples d’emploi échappant aux Réunionnais, tel que le poste de Directeur Général des Services à la mairie de La Possession, où « une personne venue de l’extérieur a été embauchée. Une personne que connait personnellement madame la Maire, alors qu’il y a des personnes compétentes au CNFPT et d’autres qui viennent de réussir le concours ».

Autre exemple mit en exergue, les nominations d’Etat, « Claudine Ledoux a été nommée comme ambassadrice de la coopération régionale dans l’Océan Indien, alors qu’au même moment Patrick Lebreton travaillait sur une série de mesures pour permettre aux Réunionnais d’accéder à l’emploi à La Réunion ».

Pour Gilles Leperlier, ces décisions sont contradictoires car d’un côté, le gouvernement nomme des personnes de l’extérieur pour La Réunion et de l’autre, « mandate un parlementaire sur la régionalisation de l’emploi ». Le jeune souhaite plus de transparence dans les recrutements et d’anticipation sur les besoins en emploi à La Réunion, dans la fonction publique et dans le secteur privé.

Secteur privé bouché

« Aussi bien dans la justice, la santé, l’éducation, l’administration et la police que dans le privé, où il y a la nécessité de transparence et de solidarité pour dénoncer les injustices et les postes qui échappent aux Réunionnais », a indiqué Gilles Leperlier.

Dans un territoire qui compte plus de 28% de la population sans emploi, dont 56,2% des moins de 25 ans, « la situation nécessite des mesures d’urgence » pour le jeune homme. D’autant plus, pour ce dernier, qu’« on a beau faire des campagnes d’embauche aux Réunionnais, la réalité est toute autre ». Ce dernier fait référence à un article de presse, expliquant comment le groupe Vinci, partenaire de la Région Réunion s’est « débarrassé d’ouvriers réunionnais après l’obtention du marché ».

A cela s’ajoute l’annonce du Medef de l’abandon de plus de 4.880 postes à La Réunion en 2013 et la destruction globale de l’emploi par l’économie française, le contexte économique et social impose « l’union sur l’essentiel : l’emploi », a réitéré Gilles Leperlier. Ce dernier a ainsi affirmé que « notre positionnement india-océanique et géopolitique nous place au cœur des grands enjeux mondiaux et sont autant de perspectives d’avenir pour notre population ».

Un développement qui se ferait à travers des « secteurs porteurs d’avenir, comme les énergies renouvelables, les nouvelles technologies, la santé,… nous pouvons créer des milliers d’emplois. Nous avons là aussi des Réunionnaises et des Réunionnais capables et compétents pour relever ses défis ». Face à cela, Nou Lé Kapab, GPX974 et « Les déportés de l’Education nationale » ont appelé à un rassemblement le vendredi 20 juin, à 9h, devant la préfecture pour la « Priorité aux Réunionnais(e) », dans l’emploi et dans le système de mutation.



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Messages






  • Bonjour
    Je suis reunionnaise et je vis en metropole et j ai sollicite l education nationale et le conseil general pour un poste d assistante sociale a la reunion mais pour l instant je n ai rien de positif aussi je voudrais me mobiliser pour la priorite des mutations pour les reunionais
    Je suis comme vous et je souhaiterais pouvoir retourner travailler ala reunion

    Comment puis je me mobiliser ... comment puis je etre aidee

    Jevous remercie
    Cordialement mme yalemarie josee

    Article
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