Luttes sociales

Emplois d’avenir : prise en charge de 90% du salaire net avec effet rétroactif

Service public pour l’emploi régional

Manuel Marchal / 10 octobre 2014

L’État prendra à sa charge 90% du salaire net des contrats emplois d’avenir déjà signés et futurs. 4500 devraient être signés cette année, ce qui correspond à moins de la moitié du nombre de nouveaux bacheliers.

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Le préfet avec des responsables de la DIECCTE et de Pôle Emploi.

La première séance du Service public pour l’emploi régional présidée par le préfet Dominique Sorain a été marquée par une annonce : l’État prendra à sa charge 90% du salaire net des contrats emplois d’avenir déjà signés et futurs. Cette mesure phare vise à illustrer l’implication de l’État dans la lutte contre le chômage. Elle est réservée au secteur non marchand.

Lors de la conférence de presse qui a suivi, le préfet a lancé un appel à la mobilisation pour utiliser au maximum les dispositifs existants.

Cela permet de rappeler les différtents objectifs pour 2014 et leur état de réalisation :

- contrats unique d’insertion : 12871 prescrits sur un objectif de 21198
- CAE pour travailleurs séniors : 1450 prescrits pour 5000 disponibles
- emplois d’avenir dans les collectivités et les associations : 1383 signés, 643 en cours, 1702 encore disponibles. S’y ajoutent 554 signés dans le secteur marchand.
Le financement de l’État permettra donc cette année la signature de moins de 4500 emplois d’avenir, dont 3700 avec la subvention égale à 90% du salaire net. C’est bien loin de 40000 annoncés à la télévision par le chef de l’État.

Rappelons que l’employeur doit s’acquitter de 10% du salaire net, des cotisations sociales, de la fiscalité et du financement d’un parcours de formation. Le montant de cette part patronale n’a pas été précisée hier.

Par ailleurs, le préfet a insisté sur le dynamisme de l’économie réunionnaise. Le nombre de créations d’emploi salarié est en hausse constante depuis 4 ans. C’est à contre-courant de la tendance observée en France. Mais cela ne permet pas de compenser l’impact de la croissance démographique.

Enfin, le représentant de l’Etat a annoncé l’application du crédit emploi compétitivité emploi (CICE), d’abord au même taux que le droit commun à 6%, puis à 7,5%, ensuite à 9%, et à 12% pour des secteurs jugés vulnérables sous réserve d’une autorisation de l’Union européenne.


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