Luttes sociales

En attente d’une médiation extérieure

Grève au Cinépalmes : blocage des négociations

Témoignages.re / 23 octobre 2009

C’est le 14ème jour de grève au Cinépalmes. Hier, les salariés grévistes du Cinépalmes de Sainte-Marie espéraient obtenir un troisième round de négociations. Mais, faute de réponse de la direction, les salariés en colère ont envoyé une lettre au directeur de l’inspection du travail, ce mercredi 20 octobre, en demandant l’intervention d’une commission de médiation.

« Il faut que ça avance. Nous avons fait cinq propositions qui n’ont pas abouti. On a l’impression que la direction laisse volontairement la situation pourrir ». La dernière négociation en date remonte au 15 octobre. Les grévistes attendent une nouvelle date de négociation grâce à un médiateur « d’ici aujourd’hui ou demain ».

Une certaine fatigue physique et morale se fait ressentir. Depuis quelques jours, les grévistes occupent le piquet de grève par roulement. « Ça nous permet de passer un peu de temps en famille. Être présent de 7h à 23h devant le cinéma devient vraiment éprouvant », témoigne l’un des grévistes. Mais leur volonté d’aboutir semble inaltérable.

Sur les 21 salariés du complexe, jusqu’à peu 20 d’entre eux replantaient leur piquet de grève tous les matins. Mais depuis ce mardi 20 octobre, ils ne sont plus que 18 à faire grève. Deux anciens grévistes désormais soupçonnés de traîtrise par leurs collègues. « Seules ces deux personnes, qui ont abandonné la grève, ont eu des réunions privées avec la direction. Ils étaient probablement en relation avec la directrice depuis le début » suppose un gréviste déçu.

Cela fait 13 jours que les grévistes se battent pour obtenir de meilleures conditions de rémunération et de travail. Au cours des deux négociations, qui se sont tenues entre le MEDEF et les délégués CFDT, certains points ont a priori obtenu gain de cause : les 4 années de plannings illégaux (travail plus de 6 jours d’affilés par semaine), devraient faire l’objet de compensations financières, de même que les absences de pause dans la journée et l’absence répétée des 11 heures de battement obligatoires entre la fin d’une journée de travail et la reprise d’une nouvelle journée. Par ailleurs, la direction a accepté de mettre en place des tickets restaurants pour les déjeuners.

Un seul point reste en suspens : celui des tickets restaurant pour les employés du soir. Le fait de ne donner des tickets que pour les heures du déjeuner apparaît « discriminatoire » aux yeux des grévistes.

Ils ont, en revanche, abandonné la demande d’augmentation de 5% de leur salaire ainsi que l’espoir d’obtenir des compensations financières pour les dimanches et les heures de nuits travaillés. La directrice de l’exploitation cinématographique n’étant pas légalement dans l’obligation de répondre à leurs attente.


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