Luttes sociales

Et c’est cette politique qu’on nous donne en modèle !

Dans une Angleterre, pays riche, les pauvres toujours plus pauvres et plus nombreux.

Témoignages.re / 26 juin 2012

Voilà un pays paradant dans le peloton de tête des « pays de l’UE qui s’en sortent le mieux », comme les appellent les "journalistes experts" en économie de France 2. Pour être en tête, ils réduisent les plus défavorisés à la portion toujours plus congrue ! Et l’article ci-dessous (un bref résumé d’un long article de "The Guardian") démontre que cette politique ultra-libérale, loin de permettre à l’Angleterre de faire face à la tragédie vécue par les plus pauvres, accroît la misère et le nombre des familles qui en sont victimes.

Mercredi soir, au JT de 20h, l’Angleterre a été présentée comme le pays le plus attractif pour les investisseurs étrangers.
Incroyable de voir que ce pays, où se bâtissent des fortunes incommensurables grâce à une politique privilégiant les plus riches et les trafics internationaux abrités par la City de Londres, promeut une politique où les inégalités ne cessent de se creuser.
Pour imaginer la situation que vivent plus d’un million d’enfants anglais, il suffit de se remémorer que, sous les premiers majorats des équipes municipales conduites, il y a 40 ans, par Paul Vergès, il a été décidé de servir un petit déjeuner substantiel aux enfants des écoles primaires tant étaient nombreux les enfants arrivant le ventre vide à l’école.
Aujourd’hui, voilà où la politique conduite par Mme Thatcher, continuée par J. Major, les socialistes Tony Blair et Gordon Brown, et le conservateur David Camerone a réduit une part toujours plus importante de citoyens britanniques.
Dans la 2e décennie du 21e siècle, voilà le centre névralgique du Commonwealth ramené au niveau de La Réunion d’avant la conquête de l’égalité sociale !
Et tous les gouvernements européens nous disent que c’est cela l’exemple à suivre.
Combien de temps encore les peuples sidérés par cette avalanche de catastrophes économiques accepteront-ils de subir une vie aussi injuste ? Le changement — le vrai — implique qu’il soit mis fin à cette politique de paupérisation accrue dans les plus brefs délais.

Jean Saint-Marc

Précarité – Les écoliers anglais ont faim

Un groupe de professeurs et de médecins appelle l’éducation nationale britannique à distribuer des petits déjeuners aux enfants défavorisés. Ils réagissent à une étude publiée par "The Guardian" qui révèle que près de la moitié des professeurs anglais interrogés ont déjà apporté de la nourriture pour les enfants qui arrivent en classe l’estomac vide.

591 professeurs exerçant dans toute la Grande-Bretagne ont répondu à une enquête en ligne du Teacher Network (réseau de l’éducation nationale) du quotidien anglais de référence. Les chiffres sont préoccupants. 83% d’entre eux estiment qu’ils ont déjà accueilli des enfants ayant faim. Plus de la moitié des enseignants estiment que le nombre d’enfants concernés augmente depuis un ou deux ans : les parents, qui souffrent de la récession, ont perdu leur emploi et ont vu leurs aides sociales diminuer. Près de 80% des professeurs se sont déclarés favorables à la distribution gratuite de petits déjeuners pour les familles en difficulté.

Le Royal College of GP (l’équivalent anglais du Conseil national de l’ordre des médecins), et la Royal College of Pediatrics and Child Healh (l’association des pédiatres) demandent au gouvernement de réfléchir à la possibilité d’assurer un petit déjeuner au 1,3 million d’enfants qui reçoivent chaque jour un déjeuner gratuit. Le principe des repas gratuits pour les enfants défavorisés existe depuis 1945 en Grande-Bretagne mais les professeurs estiment que les critères sont trop stricts et que beaucoup d’enfants de familles qui n’y ont pas droit ne mangent pas suffisamment.

Au-delà des problèmes financiers, une professeure interviewée évoque la mauvaise éducation des parents qui préfèrent donner 0,73 euros* à leurs enfants pour qu’ils achètent des chips plutôt que de leur préparer un vrai petit déjeuner. Les parents se justifient en expliquant qu’ils partent très tôt travailler et qu’ils ne peuvent contrôler ce que mangent leurs enfants.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2012/06/20/precarite-les-ecoliers-anglais-ont-faim/#xtor=RSS-32280322%23xtor=AL-32280270%20

(*) 0,73 € = 0,5 £ En Angleterre, le coût de la vie est bien plus élevé qu’en France. Londres est réputée comme étant l’une des "villes la plus chère du monde"



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