Luttes sociales

Gélita Hoarau démontre qu’une solution est possible

Pour répondre à la revendication des jeunes qui veulent enseigner dans leur pays

Témoignages.re / 9 avril 2010

Lors d’une séance des questions au gouvernement hier, la sénatrice Gélita Hoarau a interpellé le ministre de l’Éducation nationale sur la question de l’emploi des jeunes Réunionnais dans leur pays. Dans sa réponse, le ministre n’a laissé aucune ouverture, suscitant les applaudissements des parlementaires UMP.

« Ma question s’adresse au ministre de l’Éducation nationale.

Chaque année, les professeurs néo-titulaires de La Réunion subissent des affectations en France hexagonale.
Chaque année, ils sont dans l’obligation de manifester afin d’obtenir un poste localement.
Cette situation crée, outre des tensions supplémentaires dans notre région, un sentiment de frustration et une incompréhension, d’autant que ces jeunes professeurs ne sont pas sans ignorer que 117 postes sont gelés pour les futurs stagiaires de l’année prochaine, que le nombre d’heures supplémentaires s’élève à 13.000, ce qui correspond à près de 700 postes à temps plein et qu’enfin, des postes restés vacants sont occupés par des contractuels.

La situation scolaire à La Réunion est dramatique comme en témoignent les résultats des évaluations nationales du CM2 qui classent notre académie parmi les 3 dernières de toute la France. La politique de rattrapage du niveau scolaire est, ainsi, toujours d’actualité. À cela s’ajoute la pression démographique. Toutes les rentrées scolaires inaugurent de nouveaux établissements afin de désengorger ceux existants.

Face à une telle situation, ce département ne peut pas se contenter d’une politique de calibrage que vous menez, comme dans n’importe quelle académie. Le remplacement d’un départ à la retraite sur deux prive l’Académie de La Réunion de moyens humains indispensables au rattrapage du niveau scolaire qui doit toujours prévaloir.

Le ministère ne peut-il pas procéder, pour La Réunion, à un calibrage conforme aux besoins réels, mettre sur les postes vacants les néo-titulaires et enfin transformer les heures supplémentaires en postes à temps plein ?
De telles décisions répondraient à l’attente de la quarantaine des jeunes professeurs d’être affectés à La Réunion et règleraient aussi, pour l’avenir, le problème des affectations à La Réunion des professeurs formés dans ce département.

Je vous remercie de votre attention ».


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