Luttes sociales

Huit jours de luttes pour 17 travailleurs

Grève aux Briconautes de Saint-Joseph

Manuel Marchal / 12 novembre 2009

Le mouvement se poursuit dans le magasin de bricolage à Saint-Joseph. 17 salariés sur 25 sont en grève pour de meilleures conditions de travail, pour le retrait d’une sanction touchant le délégué syndical et pour une augmentation de salaires.

Mardi, en cette veille de 11 novembre, les grévistes sont rassemblés à l’ombre d’un pied de bois. Le kayamb se fait entendre. Il rappelle que c’est à La Réunion que se déroule cette grève, et que le maloya, aujourd’hui Patrimoine mondial de l’humanité, est aussi un instrument au service des luttes du peuple réunionnais.
Cela faisait déjà six jours que 17 travailleurs ont décidé de cesser le travail. C’est une sanction à l’encontre du délégué syndical, une mise à pied, qui a été le point de départ du conflit. Une sanction jugée disproportionnée eu égard aux faits reprochés. En effet, expliquent les travailleurs, le motif est d’avoir pris contact avec un fournisseur.
Outre l’annulation de la sanction visant le délégué syndical, les travailleurs ont plusieurs revendications concernant les conditions de travail et les salaires.
C’est tout d’abord le refus de travailler le 11 novembre. C’est ensuite la revendication du 13ème mois. Les grévistes estiment que l’entreprise a les moyens de financer cette mesure. Les travailleurs revendiquent aussi des chèques déjeuners, et la prise en charge de 100% de la mutuelle par l’entreprise.
La rencontre de lundi avec la Direction n’a rien donné. Cette dernière veut que le travail reprenne avant toute discussion, indiquent les grévistes. Et elle estime que les questions posées relèvent de la NAO.
Pour le moment, le dialogue n’a donc rien donné, et les travailleurs poursuivent le mouvement. Pour sa part, la section communiste de Saint-Joseph apporte son entière solidarité à tous les grévistes.
Sollicitée, la Direction n’a pas pu répondre à nos questions.

Manuel Marchal


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