Luttes sociales

Kèl bèss !

Les prix solidaires

Jean Fabrice Nativel / 23 mars 2012

Une semaine après l’entrée des “Produits solidaires” dans les grandes surfaces, on est allé demander à leurs abonnés réguliers ou occasionnels si cette mesure leur a été bénéfique. Réponses.

Henri (étudiant) : « Je consacre 50 euros — voire un peu plus — toutes les semaines pour l’alimentation. La baisse des prix sur certains produits n’a eu aucune incidence sur mon budget. Cependant, j’ai observé une clientèle nombreuse dans les grandes surfaces depuis l’annonce de ces “Produits solidaires”. Trouve-t-elle réellement son compte » ?

Marie-Claude (à la recherche d’un emploi) : « A l’annonce de payer moins cher certains produits, je me suis réjoui ! Sauf qu’au sortir du commerce, la note reste la même. C’est dire mon étonnement et mon agacement. Je pensais économiser, au bout du compte, il n’en est rien ».

Éric (employé dans un service public) : « A mon avis, cette soi-disant baisse des prix a été réalisée dans le seul but d’apaiser les esprits. On sait très bien que c’est un coup de pub pour la grande distribution. Une manière pour elle de plumer le client. J’achète l’essentiel en leur sein : savon, dentifrice, produits d’entretien. Les fruits, les légumes, la viande, le poisson au marché forain ».

Mélinda (en contrat précaire) : « Je viens tout juste de décrocher un emploi après des années de démarches. Aux manifestations contre la vie chère, j’ai participé. Au final, je pense que l’on nous embobine. En effet, la baisse tant attendue n’est pas au rendez-vous. Et pour cause, mon panier de la ménagère contient les mêmes achats au prix d’avant cette opération ».

Bernard (employé dans une médiathèque) : « Vous savez monsieur, je prends l’essentiel (savon, dentifrice, lessive) dans les grandes enseignes de l’alimentation. Je suis un abonné des marchés forains et du marché des producteurs. Cela me permet d’avoir un contact direct avec l’agriculteur, je connais la provenance des fruits et légumes. En prime, j’économise ».

Charlotte (mère courage) : « J’élève seule mes 2 enfants. Tous les matins à 5h, je quitte Saint-Denis pour Saint-Paul, le lieu de mon travail. Et le soir, le trajet inverse pour arriver à la maison à 17h30. Mes achats, je les réalise au jour le jour. Bien que les baisses soient affichées, il n’en est rien sur mon ticket ».

Grégory (sans emploi depuis peu) : « Je regrette le temps où j’effectuais d’abord pour mes parents et grands-parents, puis pour moi mes courses chez le commerçant chinois du coin. A cette époque, on se contentait de riz, maïs, pois, zaran, sounouk, moru, sardine — en boîte —, pain, makatya… J’allais chez le charcutier pour un morceau de viande. De temps à autre, quand l’occasion se présentait, on prenait du poisson, dont du rouge, capitaine ou des sardines fraiches ou des bouches rondes… Avec l’arrivée des grandes surfaces, les portes des boutiques ferment les unes après les autres. Je suis septique quant à la réelle volonté d’effectuer une baisse des prix. Selon moi, ce n’est que du blabla ».

Claudine (femme de ménage) : « Cette liste de produits, comment elle a été et qui l’a déterminée ? Les consommateurs ont-ils été consultés ? Voilà mes doléances. Ce qui est certain, une fois de plus, des décisions sont prises sans nous concerter » !

Au bout d’une semaine, il est très certainement précoce de révéler un bilan des “Produits solidaires”. Les patrons de la grande distribution s’accordent à dire qu’ils ont fait de gros efforts. Mèrsi misyé ! Que dire alors des milliers et des milliers de personnes qui viennent quotidiennement chez vous ?

JFN

Kabar à la ZAC Avenir à Saint-Louis

Les associations culturelles de Saint-Louis, en partenariat avec la Municipalité de Saint-Louis, informent qu’un "Kabar" est programmé le vendredi 23 mars 2012 près de la Stèle du souvenir à la Zac Avenir à partir de 19h00.

Divers groupes musicaux se produiront ce jour, tels que :

Zalor - Simangavol - Kozman Ti Dalon

Légende

Kozman Ti Dalon ce soir à Saint-Louis.


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