Luttes sociales

L’ARCP n’était pas invitée

Réunion de réflexion sur la formation des prix des carburants

Témoignages.re / 9 mars 2012

Jean-Hugues Ratenon, président de l’Alliance des Réunionnais contre la vie chère (ARCP), ne faisait pas partie des invités de la réunion de réflexion d’hier à Saint-Denis sur la formation des prix du carburant. Le président de l’ARCP dit ne pas comprendre pourquoi la préfecture l’a écarté, « mais je ne vais pas abandonner la lutte contre la vie chère pour autant », a-t-il affirmé devant le siège de la DIECCTE (Direction des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) où se tenait la réunion sur les prix des carburants.

« La préfecture estime que l’ARCP n’a pas de représentativité et qu’elle ne doit donc pas être invitée à la réunion sur le prix des carburants », note le président de l’Alliance des Réunionnais contre la pauvreté. « Pourtant, dans un communiqué publié par le préfet lui-même le 17 février dernier, il soulignait que nous étions favorables à la tenue de cette réunion. Je ne sais pas pourquoi la préfecture adopte cette attitude », dit encore Jean-Hugues Ratenon.

Mais, ajoute-t-il, il lui en faudrait plus pour baisser les bras. « Je ne vais pas abandonner le combat, dès lundi, des actions vont être mises en place dans les grandes surfaces ». Il s’agira de vérifier que les baisses de 7 à 40% sur les 60 produits du "panier Lalande" sont bien appliquées. Le président de l’ARCP rappelle que ces marchandises en baisse doivent venir en complément des 250 produits COPSAR, en principe en baisse depuis 2009. « Nous allons vérifier tout cela, nous veillerons à ce que toutes les baisses soient appliquées », a-t-il prévenu.

La réunion qui s’est tenue hier après-midi entre dans le cadre du « grand débat sur les carburants » décidé par la préfecture depuis la mi-février à la suite des barrages de routes mis en place par les transporteurs. L’État, les collectivités locales, les Chambres consulaires, les pétroliers, les professionnels de la route, les représentants des stations-services notamment participent aux travaux de réflexion.

Une première réunion avait tourné court le 17 février après que les transporteurs aient refusé d’y assister. Les travaux du "Grand débat" doivent durer quatre mois.

Avec Imaz Press Réunion


Kanalreunion.com