Luttes sociales

L’emploi, une priorité

Manifestation samedi devant la préfecture

Correspondant Témoignages / 23 juin 2014

Vendredi 20 juin, une mobilisation s’est organisée devant la préfecture de Saint Denis, pour l’emploi et les mutations. Trois organisations, Nou Lé Kapab (AJFER), GPX974 et les « Déportes de l’Education Nationale » ont appelé à la « priorité aux réunionnais(e) », lors de la visite des ministres de l’Intérieur et des Outremers.

« Les ministres ne peuvent plus venir à La Réunion bat’ caré en ne faisant pas de propositions », a expliqué Gilles Leperlier au micro de Réunion Première. Pour ce dernier, « cette mobilisation est l’occasion de peser sur les décisions du gouvernement et de l’obliger à prendre des mesures concrètes pour que le chômage record à La Réunion se réduise ». « Il est temps que les choses changent pour que cette injustice cesse », a ajouté le jeune homme.

Un appel lancé, qui est resté en suspend, les ministres ayant axé leurs visites sur le Dash 8, les effectifs de police, l’application du Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi (CICE), des cérémonies d’hommage aux anciens combattants et la naturalisation d’une cinquantaine de personnes.
De son côté, Paul Vergès a apporté son soutien à « la lutte pour la justice », dans un contexte de crise sociale importante dans l’île.

Une situation mise à l’index par Gilles Leperlier, qui a affirmé que « les choses n’ont pas changé » : chômage, précarité, pauvreté ... La politique menée par le gouvernement actuel et les précédents n’ont pas permis de répondre aux urgences sociales et aux défis d’aujourd’hui et de demain, a expliqué le président de Nou Lé Kapab (AJFER).

Pour ce dernier et l’ensemble des organisations présentes, le 20 juin, « à situation exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles. On ne rentre pas dans le détails, qu’ils fassent comme ils veulent, du moment que plus un poste n’échappe aux Réunionnais et que les Réunionnais d’ailleurs puissent revenir à La Réunion, c’est tout ce que l’on demande ».

Cette analyse a été partagée par l’ensemble des signataires de la pétition pour l’"Emploi et les Mutations. Priorités aux Réunionnais(e)", indiquant que « le chômage n’est pas une fatalité, mais ni les emplois précaires, ni le chômage ne doivent être les seules voies pour les jeunes ». Le texte note que « le temps des rapports et des promesses est passé. Il est l’heure des mesures concrètes pour résorber le chômage de masse à La Réunion ».

Un chômage qui « n’émotionne pas le gouvernement » a indiqué le sénateur Paul Vergès, qui évoque une mobilisation « symbolique » avec « la venue de ministres aussi importants du gouvernement ». D’ailleurs, « ils ont face à eux des gens qui demandent de retourner au pays, un planteur en grève de la faim, des planteurs qui s’inquiètent de leur situation. Cela nous donne une idée de la symbolique de cette mobilisation ».

Une symbolique marquée par la volonté affichée du président de Nou Lé Kapab, Gilles Leperlier, et le représentant de GPX 974, Idriss Rangassamy de « se réunir sur l’essentiel, quelque soit les clivages politiques quelque soit les différences ». « Il faut que sur l’emploi, on puisse se réunir, parce que dès fois, c’est le manque de solidarité entre les réunionnais qui fait que parfois les choses n’avancent pas aussi que l’on veut », a indiqué Gilles Leperlier.

Correspondant


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