Luttes sociales

L’équivalent de 1.350 RSTA engloutis en un seul mois

180 gendarmes hébergés dans un grand hôtel

Geoffroy Géraud-Legros / 17 septembre 2009

Pas d’argent pour le RSTA ? Il y en a pour loger dans un grand hôtel les troupes venues de France. Mais quel(s) trouble(s) à l’ordre républicain étaient-elles censées prévenir ?

Mille tracasseries, mille embarras bureaucratiques ont été faits aux bénéficiaires du RSTA, dont les trois quarts n’ont pas encore eu accès aux prestations auxquelles ils avaient droit.
Certains observateurs craignaient que les difficultés rencontrées par les allocataires ne masquent une incapacité de l’État à remplir ses obligations, faute de moyens financiers.
Qu’ils se rassurent ! L’argent est bien là ; il est d’ailleurs débloquer le plus facilement du monde, lorsqu’il s’agit d’assurer le bien-être des troupes envoyées de France. Mais quelle était leur mission ?
Depuis près d’un mois, chacun a pu constater les mouvements quotidiens de nombreux agents en uniforme autour de la Préfecture, à pied ou entassés dans des camions militaires. Cette activité se limitait aux abords immédiats de l’édifice préfectoral… donnant à celui-ci une singulière allure de forteresse assiégée.
Le luxueux hôtel "Le Saint-Denis" est l’un des plus prisés de la capitale ; il se trouve de plus opportunément situé à quelques dizaines de mètres de la Préfecture. C’est là, et non, comme on aurait pu s’y attendre, dans les locaux des casernes Lambert ou Vérines toutes proches qu’ont été installés, à quatre par chambre, 180 agents en mission dans notre île.
Pour un coût minimal estimé à 100 euros par chambre et par nuit, le confortable hébergement des troupes dans un grand hôtel dionysien aura coûté 135.000 euros à lui seul, soit l’équivalent de 1.350 RSTA.
À cela il faudrait rajouter les frais occasionnés par le déplacement de ces troupes d’élite, venus spécialement de France. Un tel déploiement, de ce personnel employé d’ordinaire lors de manifestations ou d’émeutes laisse perplexe, au vu du calme qui règne dans notre île. Quelle était donc la crainte qui habitait ceux qui ont décidé de déployer ces forces autour de l’hôtel de Préfecture ?

Geoffroy Géraud



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Messages






  • quelle gabegie ! à qui profite le crime ??? qui se tient derrière tout cela ???
    comment allons nous expliquer à nos sœurs et à nos frères que 100 € par jour pour un fonctionnaire en armes c’est du gâteau pour l’Etat mais 100 € par mois pour des familles vivant dans la précarité et la pauvreté même dans les larmes on ne peut pas faire

    en vieux françois : Henni soit qui mal y panse ...aux vaches citoyennes !

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