Luttes sociales

L’intersyndicale de l’Éducation nationale appelle à la grève vendredi

Contre l’application du plan de rigueur du gouvernement

Témoignages.re / 23 février 2011

Une intersyndicale des personnels de l’enseignement et la FCPE appelle à la grève et la manifestation vendredi 25 février 2011. Ils souhaitent que les élus locaux se prononcent aussi sur « la casse du service public ». Deux rassemblements sont prévus après demain à 9 heures : devant la médiathèque de Saint-Denis et devant le lycée Roland-Garros du Tampon.

La quasi totalité des syndicats de l’enseignement ainsi que la FCPE, une association de parents d’élèves et le syndicat lycéen UNL appelle à la mobilisation vendredi 25 février pour protester contre les suppressions de postes prévues dans l’île et plus largement, contre une politique « qui va dans le mur ».

Depuis l’annonce, le 4 février dernier, de la suppression de 162 postes dans l’académie, près d’une dizaine d’établissements sont bloqués et un directeur d’école du Tampon a décidé d’une grève de la faim illimitée pour protester contre la suppression du poste de sa secrétaire. « Quoi que l’on pense de son action, elle montre à quel point la situation est grave », explique Jean-François Rialhe, du SE-UNSA.

Si chez les enseignants, le malaise n’est pas nouveau, les syndicats voudraient aujourd’hui que les élus politiques se prononcent sur ces suppressions de postes et soutiennent la contestation. « Il s’agit d’un problème de société. Ce serait intéressant de savoir ce qu’ils en pensent en cette période électorale », souligne un des représentants syndicaux.

Selon les syndicats, le manque de moyens et de postes conduit à des situations dommageables pour les conditions de travail des enseignants mais aussi pour la qualité de l’enseignement. Dans le secondaire, le nombre d’heures supplémentaires par enseignant ne cesse d’augmenter pour combler les lacunes laissées par les départs à la retraite non remplacés et les postes supprimés.

Dans le primaire, les postes supprimés correspondent généralement à ceux qui avaient vocation à aider les élèves en difficultés, alors que« La Réunion se situe en queue de peloton des régions de France concernant l’illettrisme », souligne Cécile Chèze, du Saiper, un syndicat du premier degré.

Pour Eric Hoarau, du SE UNSA, « les réformes de ces dernières années, faites dans la précipitation, sont très violentes ». Pour lui, « ce n’est plus une gestion par rapport aux besoins mais une gestion comptable ». Et Lionel Millot, du SNES FSU de conclure : « la souffrance ne rendra pas les gens plus performants ».

Un rassemblement est donc prévu vendredi 25 janvier à 9 heures devant la médiathèque de Saint-Denis pour le Nord, et devant le lycée Rolland Garros pour le Sud. Une délégation demandera à être entendue par le recteur.


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