Luttes sociales

L’opposition dénonce « l’incohérence » de la Municipalité

Bras-Panon

Témoignages.re / 17 décembre 2010

Les élus de l’opposition ont boycotté le Conseil municipal de Bras-Panon hier. Ils ont voulu dénoncer les dossiers suspects à l’ordre du jour.

Jean-Hugues Ratenon et Ginette Sinapin n’ont pas assisté au Conseil municipal de Bras-Panon hier en signe de protestation. « C’est une façon pour nous de contester le comportement du Conseil municipal. Nous restons vigilants, il y a une opposition à Bras-Panon », indique Jean-Hugues Ratenon. Lors d’une conférence de presse, les conseillers municipaux d’opposition ont tenu à s’expliquer. Ils ont dénoncé plusieurs points, dont certains à l’ordre du jour du Conseil municipal.
Ginette Sinapin a insisté sur la demande d’un bilan financier de la Foire agricole. Depuis le 22 septembre, l’opposition attend toujours ce bilan alors même que « le maire s’était engagé à donner des réponses par écrit ». Jean-Hugues Ratenon l’interprète comme un manque de respect pour les élus de l’opposition et va plus loin : « c’est un mensonge dans le cadre des fonctions de maire ».
Autre sujet, l’adhésion de Bras-Panon à la SPLA Maraina, destinée à accompagner les opérations d’aménagement, que ce soit l’habitat, l’économie, la rénovation urbaine et dans le même temps la création d’une SPLA société de développement associant Bras-Panon et Saint-Benoît. La démarche paraît suspecte pour Jean-Hugues Ratenon. Il a dénoncé « l’incohérence » de ces deux mesures. « On ne peut pas adhérer à une SPLA et en créer une pour faire le même travail », affirme-t-il. Que va de devenir la SEMAC, qui s’occupe déjà de l’aménagement ? Jean-Hugues Ratenon regrette qu’il n’y ait aucune « ligne stratégique » de définie. Il soupçonne même la majorité de vouloir « utiliser les fonds publics de façon opaque », dans le but d’attribuer des indemnités aux élus. L’adhésion à la SPLA Maraina relève selon lui « d’un choix partisan ».
Autre incohérence selon Jean-Hugues Ratenon, l’utilisation par la municipalité de 150.000 euros d’aide de la CAF pour l’amélioration légère de l’habitat. « Le maire va avoir la main mise sur l’opération », dénonce le conseiller municipal. D’après lui, le maire va choisir les entreprises pour réaliser les travaux chez 50 familles. Or, des contrats CAE Passerelle auraient pu être attribués aux jeunes du quartier dans le cadre d’un chantier-école.

EP


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