Luttes sociales

L’UNL demande à la Région d’accepter de travailler avec les jeunes

Les lycéens exigent d’être respectés

Témoignages.re / 11 décembre 2010

L’UNL vient de remporter la présidence du Conseil régional des lycéens. Le syndicat souhaite donc faire avancer des propositions pour améliorer la situation des jeunes. Ce n’est pas du goût de la Direction de la Région qui envoie en première ligne une élue faire des déclarations qui ne vont pas dans le sens du dialogue apaisé. Les lycéens exigent d’être respectés, et veulent faire vivre le partenariat.

Après avoir noté que dans certains établissements, les élections du Conseil régional des jeunes ne se sont pas toujours déroulées dans les meilleures conditions, l’Union nationale des lycéens (UNL) est revenue sur les revendications que le syndicat portera dans cette instance. Le CRJ est d’ailleurs présidé par Pauline Lauret, l’attachée de presse de l’UNL. « Si elle a été élue, c’est parce qu’elle a proclamé les revendications de l’UNL », précise le syndicat. Il s’agit de la mise en place d’un statut lycéen qui regrouperait : un pass’Transport qui permettrait aux lycéens de voyager gratuitement (ou à tarif réduit) sur l’ensemble des réseaux de transports de l’île, un pass’Culture dans le but de faciliter l’accès aux musées, théâtres, cinémas, conférences… et enfin, un pass’Santé qui permettrait principalement un accès gratuit et anonyme aux différentes formes de contraception, mais également de diminuer le coût de certaines consultations de santé pour les jeunes. Par ailleurs, l’autre projet primordial de son mandat est la mise en place de la gratuité des manuels scolaires.
Ces demandes concrètes répondant aux attentes « pourraient changer radicalement la vie des jeunes… A l’inverse du Plan ordinateur portable ». L’UNL compte donc sur la présidence du Conseil régional des jeunes pour « concrétiser de nombreux projets en faveur de tous les lycéens ».
Ces projets ne semblent pas plaire à la Direction de la Région qui, par la voix de Patricia Doxiville, estime que l’UNL tente de « récupérer » le CRJ à son seul profit. Cette sortie d’une élue déléguée à la Jeunesse ne manque pas de faire réagir les jeunes. Alexis Chaussalet dénonce solennellement ces propos. « Venant d’une représentante du Conseil régional, qui en plus est chargée de la Jeunesse et des lycées, cela est tout à fait inacceptable », précise le représentant de l’UNL. Les propos de Patricia Doxiville « sont dans une démarche d’opposition constante alors que nous, aujourd’hui, demandons un véritable consensus, de travailler ensemble dans l’intérêt de tous ». Mais cette culture du dialogue et du respect mutuel est-elle connue par la Direction de la Région ? En tout cas, l’UNL refuse qu’une élue puisse laisser entendre que le syndicat est une organisation sectaire.
« Ainsi, nous attendons des explications : que faisons-nous de si condamnable ? », interroge l’UNL. « Nous proposons des projets, dont les réponses ne sont qu’autres que des propos déplacés ». « Bien que Mme Doxiville ne partage pas forcément notre opinion, il va de soi, par son statut, qu’elle doit composer avec nous, si elle veut véritablement remplir son rôle et améliorer les conditions de la jeunesse », poursuit Alexis Chaussalet.
« Nous demandons à la Région d’accepter de travailler avec nous, et ce, pour l’avenir des jeunes », ajoute l’UNL.
« Pour notre part, nous faisons preuve d’ouverture, nous demandons à travailler avec l’ensemble des lycéens et nous sommes toujours présents aux côtés de ceux-ci », indique Alexis Chaussalet. Et de conclure : « acceptez de reconnaitre que notre organisation est présente au sein de ce CRJ et que c’est Pauline Lauret, notre attachée de presse, qui en occupe sa présidence et qui continuera à défendre nos projets coute que coute, et quelles que soient les personnes en face, nous, nous travaillons dans l’intérêt de la jeunesse ! »


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