Luttes sociales

La CGPER réclame le gel des prix de l’eau pour les agriculteurs

Agriculture

Sophie Périabe / 16 juin 2010

« La Saphir traverse actuellement une crise sans précédent », d’ailleurs ces salariés ont déposé un préavis de grève pour aujourd’hui mercredi 16 juin. La CGPER, quant à elle, tire la sonnette d’alarme et propose un ensemble de mesures destinées à sauver cette société au service des agriculteurs.

Quelques dizaines de planteurs se sont réunis hier autour des représentants de la CGPER pour dénoncer la situation dans laquelle se trouve la Saphir et les conséquences qui en découlent.
« Cette année, le prix de l’eau a augmenté de 0,015 euro/mètre cube, soit une augmentation de 20% environ. Concrètement, cela représente entre 112 et 150 euros de plus par an et par hectare », explique Bernard Maratchia, planteur à la Ligne Paradis.
Selon le président du syndicat, Jean-Yves Minatchy, ce sont « les agriculteurs qui payent les pots cassés dus à une mauvaise gestion de la Saphir ».
La CGPER dénonce notamment la diversification des activités de la Saphir. « Il y a des sociétés privées pour s’occuper de l’eau potable, la mission première de la Saphir est de gérer l’eau brute pour les irrigants et agriculteurs ».
Aujourd’hui, le syndicat agricole craint que la Saphir tombe dans les mains de la société Véolia, « ce serait une catastrophe ».

« Il faut arriver à une bonne gestion de l’eau »

Pour la CGPER, la restriction budgétaire est de mise. « Il faudrait baisser de 30% tous les salaires des cadres et diminuer de 50% le matériel de bureau ». A situation exceptionnelle mesures exceptionnelles, « dans l’intérêt de la Saphir et de ses salariés, il faut réduire les dépenses de fonctionnement et que la Saphir revienne à sa mission première. En Conseil d’administration, on dit à nos représentants que, par exemple, la commune de Cilaos doit plus de 200 millions d’euros en eau potable ». Il faut savoir que la Saphir participe à la gestion de l’eau potable dans plusieurs communes du Sud.
D’autre part, selon Jean-Yves Minatchy, il faut arriver à une gestion globale de l’eau. Le captage du Bras de la Plaine doit impérativement être réparé.
« La Saphir est placée sous la tutelle du Conseil général, ce dernier doit aussi prendre ses responsabilités pour remettre la Saphir sur les rails ».
Les planteurs attendent donc que la Saphir et son Conseil d’administration acceptent les mesures présentées et gèlent également le prix de l’eau pour les agriculteurs. L’objectif est bien sûr d’arriver à une bonne gestion de cette ressource naturelle qui nous appartient tous.

SP



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  • La SAPHIR se trouve dans une situation difficile. Le tout est de savoir pourquoi la SAPHIR est aujourd’hui dans cette situation. L’achat d’eau brute par les communes du Sud ne s’est pas fait comme prévu. C’est l’une des explication. Aussi le conseil général est membre minoritaire du CA de la SEM (2 membres sur 10) n’est pas à l’origine de ces difficultés et a toujours aidé les planteurs dans leurs actions via l’office de l’eau.
    Aussi la SEM doit entamer une concertation avec l’ensemble des actionnaires et clients(notamment les communes) pour la mise en oeuvre d’un plan de développement et de redressement. Il faut que cela se fasse dans la concertation et non en pointant du doigt systématiquement le CG qui ne s’est jamais désengagé contrairement aux communes du SUD.

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