Luttes sociales

« La crise pour nous c’est d’abord et avant tout l’absence d’emploi, de statut, de revenu »

AC-Réunion

Témoignages.re / 2 octobre 2010

Récemment par la voix de Jean-Pierre Técher, l’AC-Réunion a donné « son sentiment, son ressenti sur la situation politique, économique et sociale ».

• La société se précarise, la pauvreté s’accentue, les déficits budgétaires et sociaux explosent, la dette flambe, le pouvoir d’achat diminue, le coût de la vie augmente, la condition des salariés se dégrade, le gouvernement, par la bouche se son ministre du Budget, François Baroin, annonce que les emplois aidés en 2011 vont baissés, le chômage, malgré la manipulation des chiffres continue sa vertigineuse et inexorable ascension entraînant une situation sociale qui devient franchement dramatique pour un nombre de plus en plus important de familles et d’individus. On nous dit c’est la crise !

• Mais la crise pour nous c’est d’abord et avant tout l’absence d’emploi, de statut, de revenu et des difficultés d’accès aux marchés, c’est aussi pour tous ceux qui subissent le chômage, l’exclusion, la précarité et la pauvreté une santé déficiente, une vie conjugale déstabilisée, une famille disloquée, un usage souvent abusif de psychotropes, des violences et une espérance de vie moindre ; des facteurs qui seraient maîtrisables si l’emploi était là. La réalité sociale nous prouve qu’il existe un grand nombre de besoins d’emplois non satisfaits ; qu’il y a possibilité de lutter efficacement contre ce fléau et de l’éradiquer mais encore faut-il le vouloir et, nous savons qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ni pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Jusqu’à preuve du contraire le travail est et demeure un moyen de création et de répartition des richesses, une voie de l’insertion sociale et de l’épanouissement personnel. Le tableau brossé nous amène à nous rendre compte que l’argent n’est pas comestible mais qu’il a le pouvoir d’affamer et en même temps, à dénoncer l’ordre social existant qui est établi sur l’exploitation des plus pauvres pour engraisser une poignée de riches dont la soif de profit est inextinguible. (...)

• Arrêtons la mascarade, la manipulation, l’hypocrisie, la langue de bois qui servent de viatique à nos dirigeants, mais aussi à ceux qu’on nomme « Grands » qui se retrouvent aux « Sommets » du G8-G15 ou G20 à l’occasion de « grand-messes » pour donner l’impression qu’ils agissent mais comme ils ne sont pas fichus de s’entendre, de se mettre d’accord, de trouver des solutions aux problèmes et aux défis du monde, alors ils se contentent d’égrener des chapelets de mots magiques sensés guérir le bon peuple de leurs maux ! Ils oublient seulement que ces maux là ne peuvent être guéris que par des mots…


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