Luttes sociales

La FSU défend les intérêts des stagiaires envoyés en France contre leur gré

Les syndicats d’enseignants rencontrent un conseiller de la ministre des outre-mer

Témoignages.re / 24 avril 2015

Le SNUEP, le SNES, le SNEP et le SNUIPP reçus ce jour par M. Maurice Barat, secrétaire général de la préfecture et Mme Sophie Onado, conseillère de la ministre des Outre-mer, ont défendu les personnels du second degré affectés hors-département à l’issue du mouvement des enseignants.

L’académie de La Réunion est de loin la première académie des COM en termes de réussite aux concours et une des premières académies de France. Cette année tout particulièrement. Il faut s’en féliciter. La FSU considère que globalement le nombre de poste ouvert dans certaines disciplines n’est pas suffisant. Ceci entrainera l’embauche de nouveaux précaires alors même qu’un certains nombre d’entre eux, titularisés, sont envoyés hors académie. Contrairement aux autres fonctionnaires, le problème de l’affectation des Réunionnais dans l’académie est réglé par l’attribution des 1000 pts grâce au CIMM. Le problème réside dans le nombre de poste ouverts dans les disciplines.

La FSU rappelle qu’elle est profondément attachée au concours national seul garant d’une équité du service public sur tout le territoire. Cependant le recours à la précarité de façon abusive et ce depuis de trop nombreuses années abouti à une aberration. En effet, alors que de nombreux postes restent vacants, les lauréats de concours de l’académie, les Réunionnais et les bénéficiaires du CIMM sont, au final, envoyés hors de La Réunion. La FSU dénonce le refus du ministère de créer un groupe de travail national qui permettrait d’harmoniser les conditions d’attribution du CIMM. Nous avons également évoqué l’injustice du barème d’affectation, qui pénalise fortement les agents séparés avec enfants par rapport aux rapprochements de conjoints.

Concernant le premier degré, le SNUIPP a soulevé la situation des départs à la retraite des collègues, contraint de se présenter sur leur ancienne affectation, les quinze premiers jours de la rentrée scolaire avant un départ définitif. Il n’y a pas équité de traitement par rapport aux autres corps et cela engendre des situations conflictuelles.

Par ailleurs, sur les permutations entre académie nous avons soulevé le problème des personnes qui ne peuvent pas entrer sur le département. Leur conjoint ayant été muté sur La Réunion, elles sont contraintes de se mettre en disponibilité sans solde. Cette situation peut durer parfois de nombreuses années.


Kanalreunion.com