Luttes sociales

« La fusion ANPE–ASSEDIC est un désastre »

Grève à Pôle Emploi

Témoignages.re / 10 novembre 2010

Les salariés de Pôle Emploi étaient en grève mardi 9 novembre à l’appel de l’Intersyndicale CGTR, CFDT, SNU, Unsa, FO. Ils souhaitaient ainsi protester contre la fusion ANPE–ASSEDIC qui est « un désastre », selon eux.

Manque de formation des employés, écarts de salaire entre agents du privé et ceux du public, ou bien utilisation « excessive » de contrats précaires, autant de choses que dénoncent les grévistes. Une rencontre avec la Direction était prévue en fin de matinée. Le fonctionnement des 17 agences de l’île était perturbé pour cette journée de mardi.

Depuis 9 heures, une trentaine de salariés de Pôle Emploi étaient réunis devant le siège de la structure, à Saint-Denis. D’autres manifestants devaient les rejoindre dans la matinée. Certains agents faisaient quant à eux le piquet de grève devant leur agence. « Nous voulons dénoncer les conditions de travail au sein de Pôle Emploi depuis la fusion ANPE–ASSEDIC », explique Expédit Moutanin, délégué syndical FO.

En effet, depuis cette fusion en décembre 2008, les agents ont constaté « une montée en charge du travail sans compensation par des embauches ». Au contraire, 1.800 suppressions de postes sont programmées au niveau national pour 2011. « L’État ne prend pas en compte la spécificité de La Réunion où le chômage a augmenté de près de 15% en 1 an alors qu’il a augmenté de 8% sur la même période en métropole », fustige Expédit Moutanin. « Nous avons besoin de davantage de moyens », ajoute-t-il.

Parmi les autres revendications, l’Intersyndicale demande un bureau pour chaque agent, la fin de la « nomadisation » des salariés (déplacement d’agence à agence), l’alignement des rémunérations entre agents du public et ceux du privé, ou encore une meilleure formation des agents en matière de placement des demandeurs d’emploi et d’indemnisation. Les manifestants exigent aussi que les conditions de travail des agents soient améliorées. « Pôle Emploi multiplie les contrats précaires. Près de 10% des salariés ont ce type de contrat. C’est un comble pour une institution chargée de trouver de l’emploi pour les gens », lance le délégué syndical FO.


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