Luttes sociales

La jeunesse Réunionnaise dans le pays de Mandela

Festival mondial de la jeunesse en Afrique du Sud

Céline Tabou / 16 décembre 2010

Arrivée dimanche en Afrique du Sud, la délégation réunionnaise participe aux rencontres qui émaillent ce 17ème Festival mondial de la jeunesse.

La délégation réunionnaise, composée de membres de l’UNEF, de l’UNL, de l’AJFER, et du Parti communiste réunionnais est arrivée dimanche en terre sud-africaine, avec l’intention d’échanger et communiquer avec les autres peuples du monde.
Agés de 17 à 25 ans, les Réunionnais représentent leur île dans le cadre du 17ème Festival International des la Jeunesse et des Étudiants qui se tient à Johannesburg jusqu’au 21 décembre. C’est auprès de leurs homologues sahraouis, algériens, allemands, italiens, espagnols, cubains entre autres, qu’ils participent à des conférences et débats sur la lutte contre l’impérialisme, la santé, l’éducation, le travail, les médias, le logement, l’égalité des sexes, la jeunesse dans le monde, et les conséquences du colonialisme.

Une inauguration haute en couleur

Plus d’une centaine de délégations étaient présentes lundi lors de l’ouverture du Festival international de la Jeunesse et des Étudiants. C’est devant près de 7.000 membres de délégation, et des Sud-Africains, que cet évènement international a débuté, en présence de Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud.
Appelant à lutter contre l’impérialisme, le président Jacob Zuma a mis en avant la paix, la solidarité en Afrique du Sud, mais également dans le monde. Face aux difficultés que rencontrent de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique, les représentants présents ont lancé un appel à la libération.

« Un évènement impressionnant »

Le président de l’AJFER, Gilles Leperlier, est « très heureux d’être là, malgré un temps d’adaptation nécessaire. On se retrouve de suite transporté dans une ambiance folklorique de tous les pays. Des jeunes qui ont en point en commun le militantisme et cela se ressent ».
En effet, chaque délégation a montré au sein même des lieux d’hébergement, et lors de son passage devant le public, les spécificités culturelles de son pays.
Amandine Ramaye, secrétaire de la section communiste de La Plaine des Palmistes, a expliqué que « malgré l’attente pour assister à la cérémonie d’ouverture, nous avions une très bonne ambiance, et un spectacle extraordinaire. On voit que les Sud-Africains sont fiers de leur patrie, et de leur président, et ils sont aussi très fiers de nous accueillir ». C’est d’ailleurs sous le son des "Zuma, My President" que le discours du président a commencé, ce dernier a indiqué que les sacrifices du passé n’ont pas été vains, « aujourd’hui, l’Afrique du Sud est une démocratie, qui laisse place à sa jeunesse ».

De notre envoyée spéciale Céline Tabou


Un festival dédié aux pays opprimés

Les nombreuses délégations présentes ont apporter leur soutien à la Palestine, au Sahraoui, à Cuba, et aux pays d’Afrique encore sous « la domination » des colonisateurs.
« Ce festival d’idées », comme l’a acclamé Julius Malema, président de l’ANC (African National Congress Youth League) a débuté par des conférences et séminaires sur l’impact de l’impérialisme en Afrique, Amérique Latine, et en Asie.
La présence de la Corée du Nord a également marqué les esprits. En effet, les Nord-Coréens tentent de redorer leur blason, auprès des mouvements de gauche du monde, en pointant du doigt la responsabilité américaine dans la situation. De même, les Nord-Coréens ont rappelé l’impérialisme japonais en Corée, et ont reproché aux Japonais, pas présents sur ce festival, leur « absence de reconnaissance du crime commis contre le peuple nord-coréen ».
Sur le même ton, Tiego Vieir, président du Comité International d’organisation du World Festival of Youth and Student a appelé tous les « camarades, à débattre, échanger, analyser les situations actuelles », et à continuer la lutte, « pour un monde libre et indépendant de toute domination ».


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