Luttes sociales

La Possession discute de l’emploi

Les rencontres de l’AJFER-Nou lé kapab

Témoignages.re / 12 novembre 2013

Dans le cadre de sa campagne "Alon kozé pour l’avenir de nout péi !", l’AJFER-Nou Lé Kapab a publié sur son blog, www.noulekapab.com, un article sur la rencontre du 5 novembre avec les habitants de La Possession.

Le débat retranscrit sur le site de l’organisation porte principalement sur la mobilité. Les habitants de La Possession ont été très actifs et réactifs face à une situation qui devient de plus en plus alarmante. Pour une dame, «  mon enfant est parti, on lui a promis un emploi avec un salaire de 2.000 euros et un logement, mais en arrivant, il n’a rien obtenu. Il est payé à peine 1.200 euros et il a failli se retrouver à la rue, si nous, les parents, on n’avait pas été là  ».

Raison pour laquelle, il faut «  donner toutes les informations aux jeunes qui partent  », a expliqué Gilles Leperlier, qui a ajouté qu’il faut aussi «  dénoncer les organismes et les entreprises qui font des promesses qu’ils ne tiennent pas, mettant en difficulté des jeunes qui partent avec espoir. On ne peut pas traiter les gens comme ça  ».

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Les débats lors des rencontres de l’AJFER avec les habitants de La Possession ont principalement tournés autour de la mobilité.

Pour ce jeune Possessionnais, «  il y a en plus ceux qui partent et obtiennent leur diplôme, au Canada par exemple, et qui - une fois revenu - se rendent compte que leurs diplômes ne valent rien ici. En plus, beaucoup ne connaît pas du tout les conditions de départ et de retour  ». Un constat alarmant, qui nécessite «  que les jeunes sachent, avant de démarrer leurs études, quelles sont les possibilités et les perspectives de la filière qu’ils choisissent. Mais aussi quelles sont les conditions dans les pays dans lesquels ils vont : climat, prix, logement...  »

Des personnes ont alors demandé « Pourquoi est ce que l’on n’anticipe pas  ? » Parce à La Réunion qu’il n’y a pas «  de vision sur le long terme concernant l’emploi. C’est pour cela qu’ils mettent en place les contrats aidés, la garantie jeunes et les 80 dispositifs pour l’emploi des jeunes depuis trente ans  », a expliqué Gilles Leperlier. Bien que ces dispositifs permettent de répondre à l’urgence de la situation, mais ils ne permettent pas de résoudre les problèmes de fond en matière d’emploi à La Réunion.


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