Luttes sociales

La Section communiste du Port soutient la lutte des travailleurs de la SIB pour leur droit à l’emploi

3ème jour de grève de la faim hier de Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère

Correspondant Témoignages / 20 février 2014

« Il faut une solution concrète ; lo bla-bla ni vé pa ; nou vé kontinué a travayé digneman pou partisipé a lékonomi La Rényon ». Ce sont les premiers mots du délégué syndical CGTR Jocelyn Rivière aux côtés de son collègue Jean-Jacques Ferrère lorsqu’ils ont accueilli hier matin une délégation de la Section communiste du Port durant le 3ème jour de leur grève de la faim.

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La délégation de la Section communiste du Port a eu des échanges très chaleureux avec les grévistes de la faim et leurs collègues de la SIB.

Une douzaine de militantes et militants de la section PCR du Port, dont plusieurs élu(e)s municipaux de la ville du Port, sont en effet allés à la Société Industrielle de Bourbon (SIB) afin d’exprimer la solidarité des communistes portois au combat de ces travailleurs pour faire respecter leur droit à l’emploi. Ils ont également eu des échanges très chaleureux avec les collègues de Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère présents avec eux dans la cour de la SIB.

« In mépri anvèr lo Kréol »

Au cours de ces échanges, l’ensemble des participants à cette rencontre ont exprimé leur « colère et mécontentement devant le mépris scandaleux dont sont victimes les travailleurs de la SIB de la part des patrons de Colgate-Palmolive ». En effet, « les repreneurs de l’entreprise doivent écouter les propositions du personnel pour pérenniser les 33 emplois ; il n’est pas normal de foutre dehors les travailleurs alors que la SIB gagne de l’argent ; in patron i sorte an France i mèt anou déor ; sa in mépri anvèr lo Kréol ; zot i vyin komann anou é anvoy anou dan 66 péi ; lé inadmisib ».

Dans l’après-midi, Jocelyn Rivière nous a fait part de son inquiétude à propos des discussions commencées dans la matinée dans les locaux de la SIB entre les patrons et le personnel, représenté par Philippe Duverger, le délégué CGTR : « pour l’instant, il n’y a aucune avancée sur l’essentiel ; toujours pas de réponse positive des repreneurs sur le maintien de nos emplois et nous ne savons même pas ce qui s’est dit à la préfecture mardi pour faire avancer le dossier ; c’est pourquoi nous continuons notre grève de la faim jusqu’au bout ; la fatigue commence à se faire sentir mais le moral est bon, nous sommes déterminés à faire respecter nos droits de travailleurs et notre dignité de Réunionnais ».

 Correspondant 


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