Luttes sociales

Large rassemblement pour une autre politique sociale

Manifestation du 12 septembre à Saint-Denis contre les ordonnances du gouvernement sur le Code du Travail

Manuel Marchal / 13 septembre 2017

De nombreux manifestants ont répondu mardi matin à l’appel de l’intersyndicale CGTR-UNEF-FSU pour participer à un défilé contre le projet d’ordonnances visant à modifier le Code du Travail dans un sens défavorable aux intérêts des travailleurs. La manifestation a rassemblé au-delà de l’intersyndicale avec de nombreux participants.

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À La Réunion, les syndicats mobilisés contre le projet d’ordonnances modifiant le Code du Travail se sont rassemblés à Saint-Denis. Rendez-vous était donné à 9 heures au Jardin de l’État. L’appel était lancé par une intersyndicale composée de la CGTR, de l’UNEF et de la FSU. D’autres syndicats se sont joints au mouvement comme SUD, Solidaires, le SAIPER ainsi que FO.

Le Parti communiste réunionnais était également représenté par une délégation au sein de laquelle se trouvaient notamment Elie Hoarau, président du PCR, Ary Yée Chong Tchi Kan, Ginette Sinapin et Camille Dieudonné, secrétaires, ainsi que la sénatrice Gélita Hoarau et plusieurs membres du Comité central dont Julie Pontalba, candidate de l’union PCR-Insoumis aux législatives.

La place devant le Jardin de l’État était donc bien remplie, et le cortège s’étendait sur plusieurs centaines de mètres, signe d’une forte participation des travailleurs.

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Une partie de la délégation du PCR.

Graves menaces

Les ordonnances prévoient d’importantes remises en cause d’acquis inscrits dans le Code du Travail. Elles faciliteront les licenciements et affaibliront les syndicats. Autant dire que les effets de ces mesures, si elle venait à être appliquées, seraient encore plus grave à La Réunion. En effet, notre île compte déjà un taux de chômage trois fois supérieur à celui de la France. Toute mesure visant à rendre plus faciles les suppressions d’emploi ne pourra alors qu’aggraver la situation.

Toutes les catégories de la population sont concernées par cette politique. Les fonctionnaires ne sont pas à l’abri. Ils vont être touchés de plein fouet par la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. De plus, les modifications du Code du Travail ne pourront qu’avoir des répercussions sur leur statut.

La lutte continue

Les nombreux participants et le dynamisme du défilé ont montré la volonté des syndicats de ne pas laisser passer cette politique de régression des droits. Tant que le gouvernement poursuivra son projet, les représentants des travailleurs résisteront. Ils pourront compter sur le soutien du PCR, rempart contre la politique de casse sociale.



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Messages






  • Après le code du travail, ce sera au tour des régimes spéciaux des fonctionnaires, assimilés, comme celui des agents EDF-GDF qui paient "à vie" que 10% de leur électricité et les cheminots pour le train à vie gratis. Enfin, on verra bien, ce sera une reculade, ou un progrès pour aider les jeunes qui viendront nous remplacer dans 5, 10, 20, 30 ans ou plus encore... Arthur.

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  • Non, i fo pas attendre et voir ce que ça va donner comme résultat. Ces ordonnances sont, d’office, un déni de démocratie. Donc, un recul social. Un retour avant 1789. Ensuite, c’est la casse du Code du Travail, créé pou protéger les salarié+es, leur donner des droits. Perdre ces avantages, gagnés dans la lutte, c’est forcément aussi un recul.
    toute sa na ryin a fer le 21, zot y dessan dan somin, met ansamb sak i batay !

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