Luttes sociales

Le flou total

Préavis de grève à EDF et dans les centrales thermiques

Témoignages.re / 2 mars 2011

Coupera. Coupera pas. Possibles coupures. La situation ne cesse d’évoluer dans le conflit qui oppose la CGT Energie à EDF et la Séchilienne Sidec, propriétaire des centrales thermiques du Gol et de Bois-Rouge. En effet, suite à une réunion entre les représentants de la CGT Reunion et de sa fédération nationale, lundi 28 février au soir, les salariés ont décidé de ne pas lever leur préavis de grève. En cause, le discours de la direction nationale d’EDF qui ne concorderait pas avec celui de la direction locale qui avait ouvert la porte à des discussions au niveau national sur les revendications salariales des grévistes.

Ce dimanche 27 février en fin de journée, le dialogue avait été renoué avec la direction d’EDF, mettant fin à toutes menaces de délestages. La direction régionale de la société avait promis « une remise à plat complète de la Pers 684 ». Ce document règlemente la situation des agents d’EDF. Il traite notamment de la rémunération des salariés, de leur mutation ou encore de leur évolution professionnelle.

Ce lundi 28 février au matin, les syndicalistes de la CGT jouaient l’apaisement et appelaient les salariés à reprendre le travail. Mais voilà que la situation s’est compliquée lundi soir, suite à une réunion entre la CGTR et la fédération nationale. Une réunion durant laquelle les représentants locaux ont appris qu’il n’y aurait pas de discussions sur les revendications salariales des grévistes, comme promis la veille par le directeur régional.

« La directrice des ressources humaines en charge de l’Outre-mer a indiqué à la fédération nationale que les discussions porteraient sur les mutations et les évolutions de carrière. Il ne sera pas question de nos revendications sur les salaires », explique Max Banon, délégué syndical CGTR. Les syndicalistes sont donc ressortis en colère de cette réunion. « Il y a eu tromperie », s’emporte Patrice Atchicanon, secrétaire général à la CGTR EDF. « Les salariés n’ont désormais plus confiance », ajoute-t-il.

Pour l’heure aucune décision n’a été prise. Les représentants syndicaux ont simplement décidé de ne pas lever leur préavis de grève. « Nous allons réagir bientôt », prévient Patrice Atchicanon sans préciser les actions qui pourraient être mises en place.

Dans un communiqué publié ce mardi en milieu de journée, EDF a indiqué que des courriers ont été envoyés aux organisations syndicales pour que des discussions bilatérales puissent s’ouvrir avec la direction nationale sur les modalités d’application de la Pers 684.

Pour rappel, les salariés demandent l’alignement de leur salaire sur celui des fonctionnaires, soit une prime de vie chère de 53%.


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