Luttes sociales

Le parti et le pari d’aider les autres

L’association Mét ensemb

Jean Fabrice Nativel / 28 octobre 2009

Près de 200 adhérents au compteur de l’association Mèt ensemb depuis se création en mars de cette année. Sa vocation est d’aider les autres avec le concours de bénévoles et des adhérents qui dépensent sans compter !

Apporter du réconfort à toutes personnes est la raison d’être de Micheline Robert et de Mèt Ensemb1, une association de Saint-André qu’elle préside depuis cette année. Mais depuis toujours, cette femme qui a connu une vie « difficile » aide son prochain. Sensible au devenir des personnes les plus nécessiteuses, elle se lance en octobre dans la constitution d’une association. Elle va de réunions en réunions, rencontre différents interlocuteurs… Au final naît Mèt ensemb.

Des bénévoles unis

Très vite, une équipe de bénévoles se forme ! Très vite aussi, elle est sollicitée. Des rencontres sont régulièrement organisées où il est décidé du rôle de chacun(e) pour telle ou telle action. La semaine dernière, la 3ème jeunesse de Mèt ensemb a participé au village du 3ème âge à Saint-André où elle a fait découvrir des recettes de cuisine et accueilli la 3ème jeunesse de la Possession et du Port parmi laquelle on retrouvait des personnes de Saint-Paul.

Le cœur des bénévoles de Mèt ensemb n’est pas tout les jours à la fête. Ils sont à l’écoute d’enfants maltraités. Et parler de cette situation est loin d’être facile. Avec tact, la parole se libère et ils se mettent à évoquer leur situation. On les encourage dans ce qu’ils ont entrepris même si on s’accorde à dire que c’est difficile.

Une aide pour tous(tes)

Idem pour les femmes victimes de violences conjugales. Micheline Robert est aussi militante à l’UFR. Ce que vivent ces femmes la touche. Au contact des bénévoles, elles se mettent à parler. Et ce qu’elles ont à confier laissent à penser que depuis longtemps, elles sont dans cette situation. Même si celles-ci sont révoltantes, les bénévoles parviennent à apaiser les tensions tout en faisant preuve de vigilance.

Idem pour les personnes sans domicile fixe. La porte de Mèt ensemb leur est toujours ouverte. Il arrive que ses membres se réunissent autour d’un bon repas. Zot i koné in kari brèd, plis in kari koshon, plis in kazon d’ri i rouv lapéti. Partagez avec ceux qui ne mangent pas à leur faim chaque jour, les bénévoles le font.

Idem pour les personnes malades. Dieu sait, si elles sont nombreuses ! Lorsqu’elles voient les bénévoles arriver, elles sont joyeuses. Là, on se tient la main, on s’embrasse. Le moment de se quitter est un déchirement pour les uns et les autres. Et on promet de revenir tantôt. C’est comme ça à chaque visite.

Certains d’entre nous, il est vrai, peuvent voyager quand bon leur semble. Mais d’autres non ! Et ils sont nombreux. Micheline Robert se démène afin de leur offrir une escapade dans notre île où à l’île Maurice. Une aubaine pour ce public qui découvre d’autres horizons tout en participant.

Justement la main dans la poche, la présidente la met assez souvent. Pour le bon fonctionnement de cette association, elle dépense sans compter. Le font aussi les bénévoles et les adhérents(es) de cette association sans se poser aucune question. Quand il s’agit d’aider les autres, on peut compter sur Mèt ensemb !

Les bénévoles accompagnés de Micheline Robert ont pris le parti et le pari d’aider les autres. On ne peut que les encourager dans leur initiative.

Texte et photos Jean-Fabrice Nativel

(1)
– Micheline Robert (présidente), Benjamin Bartholo (vice-président), Georgette JL (trésorière), secrétaire (Marie-Elmire), Monique Panon et Marinette Poïnama.


La tonic Alice Rangom !

Hier matin, on a eu l’heureuse surprise de rencontrer la tonique et sympathique Alice Rangom. Elle a toujours le mot pour rire. L’occasion pour cette militante du Parti communiste réunionnais d’évoquer le temps où elle faisait partie de la “Jeunesse créole” avec Paul Vergès. Et de se souvenir : des « bals graviers » devant la mairie de Saint-André, des tickets pour le bain, le riz, le maïs… car « on était pauvre » explique-t-elle. L’occasion pour Micheline Robert et Alice Rangom de parler de Madame Mara, une autre militante du PCR.


La lang na poin lo zo !?

De qui se moque-t-on ?

Nombre d’associations ont mis la clé sous la porte même si elles étaient des références dans leur domaine à l’exemple de l’association Retravailler Reunion dont la directrice-accompagnatrice et les accompagnateurs ont été félicités de haut en bas, de droite à gauche pour le travail accompli auprès des personnes venues valider les acquis de leur expérience professionnelle ou VAE et autres actions.
D’autres sont sur le point d’être liquidées ou vont l’être. Pourtant on dit d’elles qu’elles font du bon travail. Ne doit-on pas sanctionner ceux qui font mal leur travail et non l’ensemble ? Car dans cette affaire se retrouvent sans emploi ceux qui se retrouvent en bas de l’échelle ! Ceux qui sont en haut, sauf dans des petites associations, n’éprouvent pas de difficultés à rebondir. En effet, ils connaissent toutes les combinaisons du répertoire magouille et de beaux parleurs. Ils ont toujours une bonne idée pour faire de l’oseille comme la création d’un observatoire, la réalisation d’une énième enquête… Ces beaux parleurs ont encore du crédit auprès de différents interlocuteurs et ce malgré leur mauvaise foi cachée sous des sourires carnassiers ! On peut se demander de qui se moque-t-on ? Une association comme Mèt ensembe éprouvera les pires difficultés pour décrocher une subvention. Ces "magiciens" non !

J.-F. N.

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