Luttes sociales

Les agents d’EDF de Saint-Pierre maintiennent la pression

Grève EDF et Séchilienne-Sidec

Sophie Périabe / 12 avril 2011

En attendant la tenue d’une table ronde de médiation au niveau national entre la Direction d’EDF, de la Séchilienne-Sidec, le ministère, de CDE et les syndicats, les agents d’EDF maintiennent la pression. Hier matin, les grévistes ont bloqué pendant quelques heures l’entrée de l’agence de Saint-Pierre.

Plusieurs dizaines d’agents EDF de Saint-Pierre ont décidé dès 7h00 hier matin de bloquer l’agence du Sud. Ils entendent ainsi montrer leur détermination dans ce conflit qui les oppose à leur Direction.
Après plus d’un an et demi de combat, « nou lé toujours debout », assure Patrice Atchicanon, représentant du personnel CGTR-EDF.
Malgré les tentatives de répression, d’intimidation, les grévistes restent mobilisés, « car nou lé convaincu d’être dans notre bon droit ».
Dans la matinée, « la Direction est venue pour libérer l’entrée et a abimé la voiture d’EDF barrant le passage », raconte un gréviste présent.
L’entrée a donc été dégagée et le piquet de grève a été installé à une autre entrée située à l’arrière de l’agence, empêchant ainsi les véhicules de sortir et d’entrer dans l’enceinte de l’agence.

« Nou lé en plein dans le syndrome de la goyave de France »

Depuis le début de ce conflit, les salariés grévistes privilégient la voie du dialogue et « nou lé toujours dans cette démarche ».
La semaine dernière, ils avaient interpellé le ministère afin de réunir autour d’une table tous les protagonistes de ce conflit.
Durant cette même semaine, le rapporteur public a émis un avis au Conseil d’État déclarant irrecevable la requête déposée par la Séchilienne-Sidec.
« Le rapporteur public considère que le Conseil d’État n’a pas à intervenir dans un conflit qui oppose une entreprise privée et ses salariés », explique Patrice Atchicanon.
Le Conseil d’État devrait vraisemblablement suivre l’avis du rapporteur public.
Les grévistes comptent désormais sur l’intervention des collectivités locales pour faire avancer leurs revendications. « Nassimah Dindar a déjà sollicité le gouvernement et des conseillers de Didier Robert nous ont dit qu’il interviendrait auprès du ministère », poursuit le délégué syndical.
Rappelons que les salariés ne demandent que l’application d’un article de loi des statuts des IEG (Industries électriques et gazières).
Dans ce conflit, « nous sommes en plein dans le syndrome de la goyave de France. Les zoreils, quant y vient ici, y gagne toutes les primes possibles, et nou, nou apprend travaille à certains et nou gagne pas rien », soutient Patrice Atchicanon. Selon ce dernier, la loi doit être appliquée pour tout le monde.

SP


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