Luttes sociales

Les ex-salariés de l’ARAST ont le droit d’être inscrits à Pôle Emploi

Agir pou nout’ tout’ interpelle le préfet

Témoignages.re / 8 janvier 2010

Face à la situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les salariés de l’ex-ARAST, le collectif Agir pou nou’ tout’ a tenu à réagir en adressant une lettre ouverte au préfet de La Réunion, Pierre Maccioni, au directeur de l’AGS, Érick Marimoutou, au directeur de Pôle Emploi, Jean-Luc Minatchy, et à la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar.

« La situation de l’ex-ARAST ne peut pas continuer ainsi ! Le collectif Agir pou nout’ tout’ demande à ce qu’une solution soit trouvée pour les travailleurs en lutte et pour tous les bénéficiaires du Service.
Nous exprimons notre solidarité, notre soutien aux ex-employés de l’ARAST, aux personnes âgées ainsi qu’à toutes les autres victimes de cette grosse manipulation.
Il est prévu ce jour (hier-NDLR) une rencontre en Préfecture de La Réunion avec tous les acteurs de cette affaire. Le collectif Agir pou nou’ tout’ demande à ce qu’une solution soit impérativement annoncée à l’issue de cette réunion.
Si des solutions ne sont pas trouvées dans les plus brefs délais, le collectif Agir pou nout’ tout’ et d’autres associations mèneront sans concession la bataille sur le terrain.
Aussi, nous proposons quelques pistes de réflexions :
1- Au cas où cette affaire se réglera sur le terrain judiciaire, nous demandons et en attente des décisions des tribunaux que l’indemnité du mois de décembre soit débloquée par l’AGS.
2- Nous demandons au préfet d’ordonner sur le champ à Pôle Emploi d’accepter les inscriptions des ex-employés de l’ARAST comme demandeurs d’emploi, ceci pour permettre aux 1.000 aides à domicile d’être embauchés au Conseil général comme prévu.
3- Nous demandons l’installation d’un comité de médiation.

Le collectif Agir pou nout’ tout demande à ce que ces pratiques dignes de la République bananière cessent. L’Humain n’est pas une marchandise.

Enfin, et nous concluons, nous demandons au préfet, garant de l’utilisation de l’argent public, de saisir le procureur de la République pour que des investigations soient menées sur le fonctionnement de l’ex-ARAST, et ce, depuis sa création ».

Le collectif Agir pou nout’ tout’


L’AGS paiera enfin sa dette

La réunion de médiation qui s’est tenue à la Préfecture depuis 15h hier avec l’ensemble des parties concernées par l’imbroglio autour du statut des ex-salariés de l’ARAST (Association régionale d’accompagnement social territorialisé) n’était pas terminée à l’heure où nous mettions sous presse.
Étaient présents : la présidente du Conseil général, le directeur des Affaires sanitaires et sociales, le représentant du ministère du Travail, les directeurs de Pôle Emploi ainsi que de l’AGS (Association pour la gestion du régime d’assurance des créances des salariés), le liquidateur judiciaire, Me Badat, des représentants du personnel de l’association liquidée ainsi que le préfet. Au terme de cette rencontre indique un communiqué de la préfecture, ces partenaires se sont entendus sur les points suivants : la CAF examinera avec l’appui du Conseil général, au cas pas cas, la situation des familles en détresse, le Pôle-Emploi prend en charge les personnes ayant souscrit à une convention de reclassement personnalisé, soit 613 personnes concernées, le Conseil général étudie la propositions suivante : les indemnités dues aux ex-salariés, le Conseil général s’engagera de son côté à rembourser l’AGS si une décision judiciaire ultérieure venait à reconnaître la responsabilité du Conseil général.


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