Luttes sociales

Les jeunes mobilisés contre la réforme des retraites

La jeunesse dans la lutte contre la casse sociale

Céline Tabou / 23 octobre 2010

Mobilisés depuis plus d’une semaine pour être entendus par le gouvernement, les lycéens et étudiants sont prêts à aller au-delà du vote de la loi par Nicolas Sarkozy. Plus d’un millier de lycées paralysés au plus fort de la grève, vendredi 22 octobre, et des dizaines de milliers de jeunes, lycéens et collégiens, dans les manifestations.

Leila Boubekeur a expliqué à “L’Humanité”, que « c’est un peu le même principe que pour le CPE, on reste mobilisé. Dans toutes les manifestations qui se sont suivies, le nombre de lycéens n’a fait qu’augmenter, avec toujours des lycéens différents, cela veut dire qu’on peut encore facilement augmenter la présence lycéenne pour la mobilisation du 6 novembre ».
Comme Leila Boubekeur, secrétaire générale de la FIDL, nombreux étudiants et lycées pensent que la réforme peut encore être retirée, si le gouvernement écoute la rue. Ils étaient des milliers dans les rues de France, en compagnie des salariés du privé et du public. Aujourd’hui, ils appellent à de nouvelles journées d’action contre la réforme de la retraite.

Appel à la mobilisation

Suivant le mot d’ordre des six syndicats nationaux, l’UNEF a appelé les jeunes et les étudiants à une journée d’« actions partout en France » mardi 26 octobre, afin de montrer que la mobilisation se poursuit pendant les vacances de la Toussaint.
Cette mobilisation intervient avant la journée interprofessionnelle de jeudi 28 octobre, qui prendra la forme d’« actions partout en France : rassemblements devant les permanences parlementaires, sièges locaux du MEDEF, sit-in, actions coup de poing, actions en lien avec l’intersyndicale de salariés localement... », a indiqué le président du premier syndicat étudiant (UNEF), Jean-Baptiste Prévost.
Entre cinq et dix universités sur 83 sont bloquées ou perturbées et entre 3 et 5 établissements fermés administrativement. Du côté du secondaire, le nombre de lycées « perturbés à des degrés divers » était entre 312 et 1.200, selon le ministère de l’Éducation, et l’Union nationale lycéenne.

Céline Tabou


Kanalreunion.com