Luttes sociales

Les jeunes Réunionnais veulent travailler

Le droit à l’emploi n’est pas respecté à La Réunion

Sanjiv Dinama / 16 juin 2010

A La Réunion, le chômage touche lourdement les jeunes. Selon la dernière étude de l’Insee, ils sont 73.000 entre 19 et 34 ans à vouloir un emploi ou changer d’emploi. Parmi eux, 42.000 sont au chômage au sens du BIT (Bureau international du travail) et 17.000 sont inactifs. Ces jeunes chômeurs multiplient pourtant les types de démarches pour trouver un emploi. Il est aujourd’hui urgent d’agir pour créer des emplois à La Réunion et en particulier pour les jeunes. Au lieu de cela, la nouvelle majorité de la Région décide de mettre fin à la MCUR ou encore au tram-train. Les conséquences seront dramatiques. Ce sont des milliers d’emplois perdus pour les jeunes Réunionnais.

Selon la dernière étude de l’Insee, ils sont 59.000 jeunes de 19 à 34 ans sans emploi qui expriment le souhait de travailler. Parmi eux, 42.000 sont au chômage au sens du BIT et 17.000 sont inactifs. En outre, 14.000 ont un emploi, mais souhaitent en changer. Au total, ils sont 73.000 entre 19 et 34 ans à vouloir un emploi ou changer d’emploi.
Les jeunes chômeurs multiplient les types de démarches pour trouver un emploi. Ils étudient les annonces d’offres d’emplois dans les journaux. Ils sont nombreux à les consulter, selon l’étude. Ils s’inscrivent pratiquement tous dans une agence de recherche d’emploi (Pôle Emploi) comme demandeurs d’emploi.

20% des jeunes chômeurs ont recours à une agence d’intérim

En outre, 20% d’entre eux ont également recours à une agence d’intérim afin de trouver un emploi temporaire. Ce recours à l’intérim est caractéristique des jeunes, les plus âgés y faisant très rarement appel.
Pour trouver un emploi, deux tiers des jeunes s’adressent à des relations personnelles ou professionnelles. La moitié démarche directement un employeur potentiel.
Ils sont également nombreux (40%) à suivre une formation professionnelle.
Quatre formations sur dix sont des formations de retour à l’emploi. Dans 30% des cas, la formation a permis l’obtention d’un diplôme.
Un tiers des jeunes chômeurs de moins de 35 ans sont prêts à quitter l’île pour trouver un travail. C’est deux fois plus que les chômeurs plus âgés. Les jeunes hommes sont davantage enclins à quitter l’île que les jeunes femmes. On constate aussi un désir de mobilité plus fort des diplômés par rapport aux moins diplômés.

L’arrêt des grands projets structurants aura des conséquences dramatiques

Il est aujourd’hui urgent d’agir pour créer des emplois à La Réunion et en particulier pour les jeunes. Il faut donner du travail aux jeunes, d’autant plus que les 18-25 ans n’ont pas droit aux minima sociaux et à des dispositifs d’insertion spécifiques.
Les conséquences de l’arrêt du tram-train seront dramatiques. Ce sont des milliers d’emplois perdus pour les jeunes Réunionnais.
Ce sont plus de 2 milliards d’investissements qui sont gâchés, dont plus de 500 millions qui auraient directement bénéficié aux PME. A côté de cela, c’est tout l’aménagement de La Réunion qui est remis en cause.
En refusant le tram-train, Didier Robert les met au chômage. C’est la conséquence d’une décision qui prive La Réunion et les jeunes d’un chantier de 1,6 milliard d’euros qui devait démarrer cette année.

Sanjiv Dinama


Kanalreunion.com