Luttes sociales

Les laboratoires d’analyse en grève hier

Un indicateur de la crise

Témoignages.re / 18 avril 2013

La crise n’épargne aucun secteur, nouvelle preuve hier avec un mouvement tout à fait inhabituel : la grève des laboratoires d’analyse médicale. Voici les explications de la baisse du rideau d’hier :

« Les baisses de nomenclature prises par décision de l’UNCAM en date du 26 février 2013 ont été publiées au Journal Officiel du 27 mars dernier. Les nouvelles cotations entreront en vigueur 21 jours après la publication, soit le mercredi 17 avril 2013. Cette date marquera la fin de la biologie médicale de proximité de qualité.

La profession estime que la décision de l’UNCAM entraînera la fermeture de nombreux sites, générant ainsi de nouvelles désertifications des soins et du diagnostic, et se traduira aussi par la perte de 8.000 emplois à court terme dans le secteur de la biologie médicale en France. Restant sans réponse à leur mise en garde et en l’absence de réel dialogue avec les pouvoirs publics et la CNAMTS, l’ensemble des membres de la PEP a lancé le mot d’ordre clair:en région Réunion fermeture de l’ensemble des sites de biologie médicale toute la journée du 17 avril 2013.

Pour Cécile Tallet, biologiste et porte-parole de la PEP à La Réunion : « Plus de 60% des diagnostics reposent aujourd’hui sur la biologie médicale et le maillage territorial que représentent les 3.700 structures de proximité de biologie médicale implantées en France. Celles-ci permettent de répondre à la nécessaire qualité et à la permanence des soins. Les mesures de baisses récurrentes du PLFSS tel qu’il est conçu actuellement ne tient absolument pas compte de cette nécessaire proximité. »

Depuis 2008, sous l’effet notamment des mesures draconiennes des différentes Lois de finance de la Sécurité sociale (LFSS), les emplois salariés au sein des laboratoires de biologie médicale sont en chute. Aujourd’hui, les chiffres avancés unilatéralement par les représentants de la CNAMTS font craindre de lourdes conséquences. Près de 20% des effectifs du secteur (45.000 actifs équivalent temps plein) seraient menacés voire condamnés à court terme si la situation ne se débloquait pas, avertissent les syndicats nationaux et régionaux, les réseaux de laboratoires, les syndicats de jeunes biologistes et les associations signataires de la PEP. »


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