Luttes sociales

Les lycéens toujours mobilisés

Suppressions de postes

Sophie Périabe / 23 février 2011

Après la manifestation de lundi dernier au Tampon, l’UNL avait appelé l’ensemble des lycéens à poursuivre le mouvement durant cette semaine, jusqu’à la grande mobilisation prévue vendredi matin à Saint-Denis et au Tampon.

Mardi matin, de nombreux lycées étaient encore bloqués. Professeurs et lycéens entendaient protester contre les suppressions de postes programmées par le gouvernement dès la prochaine rentrée. Dans notre île, malgré un retard récurrent, 162 postes sont supprimés dans le Primaire et le Secondaire.
Une vaste vague de protestation a suivi cette annonce.
Dans le Sud de l’île, au lycée Roland Garros, la mobilisation se poursuit. Les lycéens ont tenu une assemblée générale. Toujours au Tampon, les lycéens de Trois Mares se sont eux aussi rassemblés en AG.
A Ambroise Vollard, à Saint-Pierre, « la coordination profs/élèves se met en place pour continuer le mouvement et surtout préparer la journée de vendredi », nous indiquait hier matin Stéphane Maillot, vice-président de l’UNEF.
De même, au lycée Victor Schoelcher à Saint-Louis, « l’établissement est toujours bloqué et la coordination s’organise ».
A Vue Belle, « les professeurs ont voté le blocage du lycée professionnel jusqu’à au moins vendredi et des AG ont lieu tous les matins ».
Enfin, au lycée de Stella, « il y a eu une tentative de blocage ce matin (hier - NDLR) suivie d’une assemblée générale ».
Dans le Nord, les jeunes du lycée professionnel l’Horizon sont descendus dans la rue hier matin.
Aux quatre coins de l’île, la mobilisation et la détermination de la jeunesse s’amplifient. Vendredi, l’intersyndicale enseignante, l’UNL, l’UNEF et la FCPE attendent des centaines de personnes dans les rues de Saint-Denis et du Tampon.

 Sophie Périabe 


Soutien au directeur de Bras Creux

Soutenu par les parents d’élèves et les enseignants, le directeur de l’école de Bras Creux, Patrick Olivier, entame son septième jour de grève de la faim. Installé sous une tente en face de l’école, le directeur réclame la réattribution du poste de secrétaire supprimé à la rentrée de janvier. Il en va de la sécurité des élèves et du bon fonctionnement de l’établissement. A l’heure actuelle, malgré une réunion avec le Rectorat en début de semaine dernière, Patrick Olivier n’a reçu aucune réponse positive de la part de l’administration.
Hier à 15h30, un débrayage a eu lieu dans une école de la Ligne des Bambous, à Saint-Pierre, en soutien au directeur de l’école de Bras Creux.

 SP  


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