Luttes sociales

Les organisations syndicales et les travailleurs doivent « s’unir pour préserver l’emploi »

Témoignages.re / 4 mai 2010

Voici un communiqué diffusé hier par les organisations syndicales CFTC, CGTR et UNSA rendant compte des points soulevés lors d’une réunion qui a eu lieu le 28 avril concernant la situation du groupe Caillé et demandent de la transparence quant au sort des salariés.

« Elles constatent que :

- que le Groupe Caillé s’est placé dans le cadre d’une procédure de sauvegarde et/ou de redressement judiciaire quelques mois après avoir bénéficié d’une procédure de conciliation qui a permis d’injecter dans le groupe 18 millions d’euros ;

- qu’aujourd’hui, la mise en œuvre de ce plan de sauvegarde risque de conduire à une restructuration de l’entreprise et à la suppression de nombreux emplois ; le Groupe Caillé employant environ 2.700 salariés répartis dans plus de 70 sociétés ;

- que les travailleurs n’ont été informés ni du périmètre précis du groupe, ni du nombre de salariés qui pourraient être concernés par des licenciements ;

- que des opérations de réduction des emplois ont déjà commencé dans des entreprises par la mise en œuvre de procédures autres que celles relatives aux licenciements pour motifs économiques, sans même que les institutions du personnel aient été consultées ;

La CFTC, la CGTR et l’UNSA déclarent :
- que compte tenu de cette situation, il convient pour les organisations syndicales et les travailleurs de s’unir dans le but de préserver l’emploi ;

- qu’elles ne peuvent accepter que les institutions du personnel soient totalement écartées de l’application du plan de sauvegarde, pour le moins en ce qui concerne le niveau et les perspectives d’emploi ainsi que les conditions sociales envisagées pour la poursuite d’activité ;

- qu’elles appellent les travailleurs à ne pas se laisser berner par les discours de la Direction des entreprises ;

- qu’elles invitent donc les membres des comités d’entreprise à demander l’assistance d’un expert comptable comme ils en ont le droit au titre des dispositions du Code du travail ;

- qu’elles s’engagent à se réunir régulièrement notamment pour faire le point de l’évolution des effectifs du groupe et sur les initiatives appropriées pour le maintien des emplois. »


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