Luttes sociales

Les salariés réclament une meilleure redistribution du bénéfice

Grève illimitée à la SPHB

Sophie Périabe / 2 septembre 2009

Depuis lundi, 99% des salariés de la SPHB (Société de Production des Huiles de Bourbon) ont entamé un mouvement de grève illimitée. Au vu du bénéfice réalisé par l’entreprise en 2008, ils demandent la répartition égale entre tous les salariés de la prime d’intéressement ainsi qu’une prime rétroactive sur les tickets restaurant sur 5 ans, comme prévu lors des NAO 2008.

L’usine de la SPHB ne fonctionne plus depuis lundi, suite à un mouvement de grève de 99% des salariés. « Pour l’instant, l’usine est à l’arrêt, et 41 salariés sont en grève », explique Jacques Moutou, délégué du personnel (CFDT). Au cours de la journée d’hier, le personnel restant a rejoint les grévistes ; du coup, « 100% des salariés sont désormais en grève ». Au cœur des revendications, des primes exceptionnelles touchées par certains salariés. « En 2008, l’entreprise a enregistré un bénéfice de 800.000 euros et certaines personnes ont reçu de très grosses primes. Pour nous, on nous dit que ce n’est pas prévu dans notre contrat », dénonce le délégué du personnel.
De plus, lors des NAO 2008 (Négociations Annuelles Obligatoires), « nous avions signé un accord pour mettre en place la prime d’intéressement dès 2009, cela n’a toujours pas abouti ».
Pour ces salariés subissant la crise de plein fouet, ils ne réclament que « leur dû ».
Toujours selon Jacques Moutou, un accord avait également été signé concernant une prime sur les tickets restaurant avec rétroactivité sur 10 ans. Jusqu’à présent, seule une minorité des salariés aurait droit à ces tickets restaurant. « Aujourd’hui, nous demandons de remonter à 5 ans en arrière et la Direction trouve que c’est trop », précise le délégué du personnel.
« Hier soir (lundi soir : ndlr), la Direction nous annonçait un plan de reclassement qui prévoit le départ anticipé à la retraite pour 3 salariés, ce matin (hier matin : ndlr), on nous dit qu’il y aura 8 licenciements à partir du 14 septembre ». Les représentants ont bien sûr refusé de signer un quelconque accord sur ces bases-là. Déterminés, les salariés campent sur leur position et n’entendent pas céder. « La Direction doit nous faire d’autres propositions ».

 SP 


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