Luttes sociales

Mutation des enseignants rentrée 2010 : mise au point

Témoignages.re / 16 avril 2010

Dans le débat qui est né suite à la lutte des enseignants néo-titulaires mutés en métropole, la FSU Réunion, le SNEP et le SNUEP, sous la signature de Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU, souhaitent faire une mise au point au vu du nombre de « contre vérités » qu’on leur « prête ». Voici des extraits du communiqué.

« Les mutations des enseignants du second degré reposent sur un barème qui privilégie les originaires des DOM qui demandent leur académie d’origine, les plus anciens et les situations familiales. Cette année, ce barème n’a pas suffi pour que tous les demandeurs soient mutés à La Réunion. En effet, les décisions du Ministère de supprimer un poste sur deux libérés par les départs en retraite a comme conséquence de ne pas permettre la mutation dans l’académie d’une quantité de professeurs équivalente au nombre de postes vacants. C’est pourquoi à la prochaine rentrée, il manquera des enseignants dans plusieurs disciplines (EPS notamment). Par ailleurs, un nombre très important d’heures supplémentaires (13.000 !) détruisent l’équivalent de 700 postes ! Il faut y ajouter 117 postes d’ores et déjà bloqués pour les futurs stagiaires propulsés directement dans les classes sans formation préalable, dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants (appelée « mastérisation »).
(…)
Les professeurs que nous défendons aujourd’hui sont néo-titulaires : certains sur poste provisoire depuis parfois des années et pour la plupart chargés de famille avec conjoint et enfants en bas âge.
(…). Ce que nous demandons, c’est que le Ministère ouvre suffisamment de postes pour faire face aux besoins de l’académie, transforme les heures supplémentaires en postes : ceci augmentera d’abord les chances de réussite de nos élèves ! Et permettra aussi d’augmenter les chances d’entrer à La Réunion de ceux qui le demandent (y compris les personnels originaires qui, depuis la métropole, demandent leur retour à La Réunion). (…)
Nous sommes absolument opposés à la régionalisation des concours de recrutement : cette solution ne règle pas ces problèmes et elle ouvre la porte à d’autres dérives.
Par le passé, nos pressions ont déjà permis, avec leur barème, de faire revenir à La Réunion des collègues bloqués en métropole et conjointement de permettre à d’autres de ne pas partir.
Il se trouve simplement qu’il y a beaucoup de candidats pour les académies les plus attractives (comme La Réunion), ce qui rend donc leur accès plus difficile et beaucoup d’originaires se retrouvent sur le carreau.
Les postes existent à La Réunion où les besoins sont encore très importants dans les collèges et les lycées, il est donc légitime que là où les moyens existent, on intègre les personnels formés sur place ».



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  • " là où les moyens existent on intégre les personnels formés sur place" NON ! on intégre en tenant compte du barême de l’intra, c’est à dire au nombre de points ! intégrer prioritairement le " personnel formé sur place" c’est privilégier pour les réunionnais les postes de la Réunion... alors même chose pour tous ! sinon j’appelle une préférence régionale, voire une préférence un peu nauséabonde, non ?

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