Luttes sociales

Non au licenciement au Casino de Saint-Gilles

Débrayage ce matin

Témoignages.re / 31 août 2009

Un responsable de caisse est sous le coup d’une procédure de licenciement pour faute lourde, des faits qui se sont produits sur son lieu de travail pendant qu’il était en congé. Mobilisés contre ce qu’ils qualifient de licenciement abusif, les salariés ont décidé de débrayer.

Ce matin à 7 heures, les salariés du Casino de Saint-Gilles débraient. Ils protestent contre le licenciement qualifié d’abusif d’un responsable de caisse. Ce dernier est sous le coup d’une faute lourde alors que le jour des faits, il était en congé. À ce moment s’est produite une erreur de caisse, et il est accusé d’avoir donné l’ordre à un caissier de dissimuler cette erreur, ce que dément formellement l’intéressé mis en cause. Parmi les reproches faits à ce responsable de caisse figurent également des pressions en vue de taire cette erreur. Mais les personnes qui auraient soi-disant subi ces pressions, un caissier et un responsable, ont adressé un courrier démentant cette allégation.
Le responsable de caisse menacé de licenciement et le caissier ont reconnu solidairement l’erreur de caisse qui s’élève à 295 euros. Le lendemain, ils ont versé chacun 125 euros pour combler cette erreur. Ils ont été aussi convoqués par la police qui examine chaque fait de ce type. Les policiers ont jugé que les salariés mis en cause n’avaient pas commis de faute grave, et donc qu’ils peuvent garder leur agrément qui leur permet de travailler dans les casinos.
Mais pour les salariés, c’est dans l’échec des négociations annuelles obligatoires et dans la gestion du personnel face à la crise économique que se trouve la véritable raison de ce licenciement. Il s’avère que le responsable de caisse est un travailleur revendicatif, prêt à sacrifier des journées de salaires pour que les NAO aboutissent sur un résultat positif pour les salariés. Le licencier, c’est tenter de vouloir casser tout mouvement revendicatif.

M.M.


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