Luttes sociales

« Notre place est avec ceux qui luttent pour leur vie… »

Déclaration commune de l’intersyndicale

Témoignages.re / 15 novembre 2012

Voici la déclaration commune des syndicats CGTR, UNSA, UIR CFDT, Solidaires, expliquant leur non-participation à la Conférence économique et sociale qui s’est tenue ce 14 novembre 2012 à la CCIR.

« Malgré toutes nos critiques quant au format et au tempo de la Conférence dite économique et sociale, le ministre des Outre-mer est resté droit dans ses bottes et a versé dans l’impréparation la plus totale et la coupable précipitation.

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Ceci est une erreur dramatique tant l’exaspération des salariés et des laissés pour compte grandit en s’alimentant de ce qui s’apparente à un mépris à leur égard.

Ce “machin” est condamné bien au-delà des seuls syndicats et des forces sociales !

Sur la forme et la concertation, nous sommes en deçà des EGOM !

Malgré toutes nos critiques, nous avons quand même fait le choix de participer aux journées préparatoires des 29 et 30 novembre.

Les raisons qui ont commandé cette position des syndicats renvoyaient à l’aggravation rapide de la situation globale de l’île et à l’urgence sociale.

Dans une déclaration liminaire le 29 novembre, nous interpellions le gouvernement et les employeurs sur le passage, certainement douloureux pour beaucoup, du RSTA au RSA et l’échéance prochaine de la prime COSPAR.

L’après-midi, l’atelier sur le dialogue social ne réunissait même pas la moitié des participants du matin. Il ne restait aucun élu, des représentations patronales minimales (excepté la CGPME représentée par son président).

Aucune réaction des intéressés sur l’urgence sociale. Ni début de concertation et de négociation.

La goutte d’eau faisant déborder le vase achevait d’émousser notre volontarisme : M. Lurel annonçait la fin de la messe en déclarant la fin du bonus COSPAR.

A une revendication forte des syndicats, le ministre répondait par voie de presse en pleine préparation de la Conférence !

Cette Conférence, se déroulant sans la participation des forces sociales du pays et dans le cadre d’un lobbying indécent du patronat qui peu à peu avance ces pions au fur et à mesure des reculs du gouvernement, est un échec.

Notre place ne peut être dans cette salle.

Elle est au dehors avec ceux qui luttent pour leur vie, leur survie pour certains.

Et avec les forces représentatives, nous nous attacherons à remplir notre devoir : réussir la mobilisation pour faire entendre la voix des sans voix. Réussir la mobilisation pour obliger à la concertation et à la négociation. »


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