Luttes sociales

Nouvelle étape vers la création du GIP-SIAP

Services à la personne

Céline Tabou / 28 mai 2010

Dans un communiqué diffusé le 26 mai, la présidente du Conseil général a confirmé son intention de créer en collaboration avec la Région et l’association de Maires de La Réunion, un GIP-SAP (Groupement d’intérêt public dédié au développement des services à la personne). C’est l’objectif d’un déplacement en France cette semaine.

Le but du GIP-SAP sera de gérer toutes les problématiques liées au service à la personne, mais aussi animer et coordonner les actions publiques et privées dans l’aide à domicile, l’assistanat familial, l’assistanat maternel, et entre autres le travailleur familial.
Durant deux jours, la présidente du département a rencontré Nora Berra, secrétaire d’État chargée des Ainés, Laurent Henart, président de l’Agence nationale des services à la personne, et Emmanuel Verny, directeur général de l’Union nationale des services et soins à domicile.

Le vieillissement de la population Réunionnaise

L’espérance de vie à La Réunion est de 72,4 ans pour les hommes et 80 ans pour les femmes, en 2009. Selon les estimations, 15,9% de la population totale représentera les plus de 60 ans, d’ici 2030. Ce vieillissement de la population a un impact socio-économique sur l’économie. En effet, 52% de la population de l’île vit sous le seuil de pauvreté, parmi elle, des personnes âgées, touchent à peine le minimum vieillesse. Selon le communiqué de presse diffusé par le Conseil général, la "prise en charge de la dépendance des personnes âgées à La Réunion connaît un déficit par rapport aux autres régions françaises, que ce soit dans son équipement en structure d’hébergement, en structures médicalisées ou en services de soins à domicile". L’augmentation du nombre de personnes âgées va devenir un problème structurel.
Parmi ce public, ce sont les personnes âgées de 65 ans et + qui font le plus souvent appel aux services à la personne, et font appel aux APA (Allocations personnalisée d’autonomie), "Au 31/12/2009, on comptait 12.619 bénéficiaires de l’APA, ce qui représente 88 millions d’euros de dépense. Le nombre de bénéficiaires a fortement augmenté au fil des années, plus de 20% de 2006 à 2007. Parallèlement, la compensation de l’État a baissé passant de 1/3 à 25%". L’intention de la Nassimah Dindar sera de pallier aux manques que connaît le secteur, bien que celui-ci connaît depuis quelques années des fermetures d’associations, d’institution, et la réduction de leurs subventions.

Le GIP-SAP, régulateur de l’aide à domicile

Basé sur trois instances (assemblée générale, conseil d’administration, comité consultatif), le GIP-SAP aura la tache de réguler les acteurs et institutions tels que la Région, le Département, l’ADMR, les communes, mais également le Pole Emploi, les chambre consulaires, et d’autres caisses concernées, qui financeront et contribueront à la réalisation de ces actions.
Pour l’instant aucun capital n’a été constitué, mais Nassimah Dindar compte sur les contributions des membres : "soit par une contribution financière, à titre soit de capital, de dotation de fonctionnement ou de contribution ; soit par valorisation de mises à disposition ou des détachements (personnel auprès du GIP, locaux, matériel) ; soit sous toute autre forme de contribution au fonctionnement du GIP, sa valeur étant appréciée d’un commun accord".

Céline Tabou


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