Luttes sociales

Nouvelles actions contre les suppressions de postes

Éducation

Témoignages.re / 29 mars 2011

L’Intersyndicale de l’Éducation nationale a annoncé, lundi 28 mars 2011 qu’elle boycotterait le CTPA (Comité technique paritaire académique) officialisant la répartition des 162 suppressions de postes dans l’Académie. L’action s’accompagne d’une campagne d’affichage et d’un appel au rassemblement mercredi à 14 heures, devant le rectorat.

Le mouvement contre les suppressions de postes dans l’Éducation nationale engage une nouvelle action lancée par l’Intersyndicale, le mouvement lycéen UNL et la Fédération de parents d’élèves FCPE.

D’abord, l’Intersyndicale, composée de la très grande majorité des syndicats enseignants, boycottera mardi 29 mars, le CTPA sensé entériner la répartition des 162 suppressions de postes dans l’Académie. « Nous ferons une déclaration commune puis nous quitterons les lieux », indique Marie Hélène Dor, de la FSU, lors d’une conférence de presse lundi 28 mars.

Cette protestation conduira au report du CTPA qui devra être reconvoqué. Les syndicats participeront à cette seconde séance pour faire entendre leur voix, le quorum n’étant plus requis après le boycott du premier conseil.

Cette action est accompagnée d’une campagne d’affichage imaginée par les lycéens de l’UNL (Union nationale lycéenne), sur le thème : "162 morts sur les routes de l’éducation nationale, arrêtons le massacre". « Notre éducation n’est pas une marchandise », a déclaré Antoine Minjoz, représentant de l’UNL.

Un rassemblement est ensuite prévu mercredi 30 mars à 14 heures devant le rectorat. L’intersyndicale appelle les enseignants parents et lycéens à venir manifester devant les grilles de la représentation académique. Pour les lycéens de l’île, un service de bus sera mis en place indique Antoine Minjoz.

Les revendications restent les mêmes depuis l’annonce de la suppression de 162 postes dans l’Académie à la rentrée 2011 : refus de l’augmentation des effectifs dans les classes, des suppressions de postes administratifs dans le premier degré, de l’allègement des dispositifs pour les enfants handicapés, de la logique économique dans la gestion du système éducatif... Le malaise ne change pas mais les appels des enseignants et des élèves ne sont toujours pas entendus.


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