Luttes sociales

« Océan Indien : agir ensemble »

Le soutien d’ATD Quart Monde à la solidarité indianocéanique contre la misère

Correspondant Témoignages / 31 décembre 2014

Dans son numéro de décembre 2014, ‘’Feuille de Route Quart Monde’’, la publication mensuelle du Mouvement international ATD (Aide à Toute Détresse) Quart Monde consacre toute une page à un événement qui a marqué en octobre dernier la célébration de la 28ème Journée mondiale du refus de la misère. Il s’agit de la solidarité qui s’est exprimée avec force et chaleur entre les peuples de l’Indianocéanie pour « se redonner du courage pour la résistance quotidienne à la misère et à l’exclusion ».

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Le rassemblement du 28 octobre dernier, devant la dalle de Champ-Fleuri à Saint-Denis en l’honneur des victimes de la misère à La Réunion, installée il y a 25 ans.

Dans ce document, publié en page 3 de la revue, le mouvement fondé par le Père Joseph Wresinski souligne que « dans l’océan Indien, le 17 octobre 2014 a été l’occasion de fêter les 25 ans de la dalle en l’honneur des victimes de la misère à La Réunion, les 10 ans de la stèle de l’Île Maurice et les 25 ans de la présence du Mouvement ATD Quart Monde à Madagascar ». Cette page, riche en informations et en images très intéressantes, donne un bel aperçu de ces célébrations et publie plusieurs témoignages pertinents, sous le titre : « Océan Indien : agir ensemble ».

À cette occasion, des représentants des divers peuples de l’Indianocéanie se sont retrouvés pour exprimer ensemble leurs aspirations. Voici quelques extraits de ces témoignages :

• Une maman de la République de Maurice : « Cette stèle en l’honneur des victimes de la misère, c’est une partie de moi, c’est une partie de nous ».

• Émilien à Antananarivo, capitale de Madagascar : « Au sein du groupe Tapori (la branche enfance d’ATD Quart-Monde), j’ai dit les formes d’exclusion que je vivais. Nous avons réfléchi comment éliminer cette discrimination pour que tous les enfants aient les mêmes droits ».

• Monsieur Jean-Pierre à Antananarivo : « Le plus difficile est d’être des moins que rien. L’exclusion, c’est quand personne ne veut réfléchir avec nous ».

• Marianne, en formation à MMM (Miasa Mianatra Miaraka, qui signifie en malgache travailler et apprendre ensemble), une entreprise solidaire créée par ATD Quart-Monde à Antananarivo : « Lorsque j’aurai terminé ma formation à MMM, je transmettrai également mon savoir à d’autre personnes qui vivent la misère, pour qu’elles puissent trouver du travail ».

• Une intervenante réunionnaise à Champ-Fleuri (Saint-Denis) : « À La Réunion, des personnes croient qu’il n’y a pas de pauvres. Quand on a des soucis, on sait qu’on ne peut pas en parler avec n’importe qui. On a honte d’en parler, on a peur que les gens aillent raconter ailleurs des choses fausses. Alors on garde nos problèmes, on s’enferme. Quand on est ensemble, quand on peut parler, réfléchir avec des personnes en qui on a confiance, on retrouve la force ».

Voilà des témoignages forts et symboliques au moment où se prépare la suite du combat mené par le Comité de l’Appel de l’Ermitage et ses partenaires pour l’abolition de l’extrême pauvreté à La Réunion avant le 31 décembre 2015.


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