Luttes sociales

Pauvreté à la "Une" : comment survivre avec 150 euros par mois ?

Quatre pages dans "Visu" cette semaine

Témoignages.re / 25 septembre 2013

Dans son numéro de cette semaine, l’hebdomadaire "Visu" consacre quatre pages à la pauvreté. Notre confrère est parti à la rencontre de Gilmée Vochré. La maire des Pauvres doit survivre avec 150 euros par mois, et à partir du 20, elle ne se nourrit que de riz et de sauce soja.



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"Visu" présente le quotidien de Gilmée Vochré, la maire des Pauvres : 150 euros par mois pour survivre.

À quelques jours de la venue prévue de François Chérèque, c’est "Visu" qui met la pauvreté à la "Une". L’hebdomadaire tiré à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires a décidé de consacrer quatre pages à ce sujet. Tout d’abord, il explique la vie quotidienne de Gilmée Vochré, la maire des Pauvres. Elle doit survivre avec 150 euros par mois.

"Visu" rencontre aussi Raphaël Maillot. Il ramasse des bouteilles pour survivre et ne touche que 280 euros par mois de retraite. Il tombe sous le coup d’une loi à abroger de toute urgence : rembourser l’allocation spécifique pour les personnes âgées perçue par sa mère et par lui-même. Il doit donc rembourser 80.000 euros.

"Visu" donne également un coup de projecteur sur ceux qui luttent contre cette injustice. Notre confrère présente le Comité de l’Appel de l’Ermitage, ainsi que les revendications du document adopté le 18 décembre 2012 :

- un reste à vivre de 10 euros par jour par personne ;

- suppression des dettes des plus pauvres ;

- logement adapté pour tout ;

- suppression de la loi obligeant les enfants à rembourser l’allocation spécifique pour les personnes âgées perçue par leur parent ;

- assurer à chacun une activité pour avoir une retraite décente ;

- le développement des activités génératrices de revenus.

Notre confrère revient aussi sur les résultats de l’enquête sur la pauvreté publiée récemment par l’INSEE, et souligne que l’absence d’emplois est la première cause expliquant que 343.000 Réunionnais vivent sous le seuil de pauvreté.

Cette situation de pauvreté est une honte pour ceux qui en profitent sans vergogne dans un but électoral. N’oublions pas qu’un bulletin de pauvre pèse aussi lourd que le bulletin d’un(e) maire.


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