Luttes sociales

Pendant ce temps…

Témoignages.re / 24 août 2017

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Pendant que M. le Recteur visite une classe passerelle nantie d’un éducateur, d’une ATSEM et d’une enseignante pour 10 élèves, les enseignants exerçant en maternelle au Tampon, ainsi que dans d’autres secteurs de l’Académie, doivent eux accueillir des classes de 25 à 30 élèves, parfois âgés de moins de trois ans sans aucun personnel.

Il leur faut gérer l’accueil des parents, les pleurs, les désirs d’évasion, le vomi et les accidents urinaires tout en préservant la sécurité des élèves, en les rassurant ; bref en assumant pleinement notre rôle d’enseignant. Ce qui en l’occurrence est totalement illusoire : en dehors de la question pédagogique qui apparaît subsidiaire, la sécurité même des élèves ne peut être pleinement garantie et dans le cadre du plan Vigipirate renforcé, le rôle des enseignants ne peut s’exercer de manière conforme aux règles en vigueur.

Vouloir faire accroire le contraire, en niant les conditions réelles d’exercice montre bien l’éloignement que M. le Recteur a de notre quotidien.

Sonia Delrieu pour le SAIPER