Luttes sociales

Plus qu’un métier, une passion

Jérôme : peintre en bâtiment

Témoignages.re / 8 novembre 2012

Jérôme donnait de l’éclat à diverses infrastructures. Peintre, à lui revenait la touche finale. Rencontre.

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Aux bâtiments en construction (logements, bureaux, maisons individuelles), Jérôme leur apportait « la touche finale ». Il était peintre puisque depuis 6 mois, il est licencié pour raisons économiques. Ainsi que d’autres de ses collègues qui intervenaient à d’autres échelons de la construction.

Malgré des démarches pour opérer au même poste dans d’autres entreprises, celles-ci sont restées vaines. Ce qui lui déplaît. Depuis qu’il est salarié — 25 années —, c’est la première fois qu’il se retrouve sans emploi. Et ce métier, il l’aime. Il l’a appris au fil des chantiers. Une Validation des acquis lui a permis d’obtenir dès la première session un CAP.

« La touche finale »

Comme on le précisait, il porte « la touche finale ». Jérôme livre de plus amples détails sur ce qu’il réalisait. Il habillait les façades, les murs et les plafonds. Pas seulement. Il installait « les échafaudages, les tables à tréteaux afin d’y déposer les outils et matériaux ». Il ouvrait « les bâches en guise de protection du mobilier, des carreaux, de la moquette, etc. ».

Cette partie préparée, une autre la succède : la préparation du support. Exemple, il décollait l’ancien support tel le papier peint, enlevait les vieilles peintures, colmatait les fissures, ponçait, enduisait, etc. Celle-ci finie, les surfaces sont parfaitement lisses, on peut appliquer le revêtement.

Un magicien

Vient une autre — étape —, elle est très intéressante. Il s’agit du côté artistique. Tel un magicien, les pinceaux font place aux rouleaux, brosses aux pistolets. Il est impératif d’avoir le coup d’œil et de savoir quel est l’outil le mieux adapté… Et la peinture, laquelle choisir, mate ou satinée ? Il y a aussi les vernis. A tout moment, Jérôme peut devenir un véritable décorateur. Il pouvait donner un côté bois, marbre ou obtenir un effet en trompe-l’œil.

Dans son travail, il était soigneux et rigoureux, patient et minutieux. Sans oublier l’habileté et une super condition physique. Il lui était demandé de suivre à la lettre toutes les consignes de sécurité et d’user avec précautions des outils et des produits.

Hier matin, Jérôme n’avait qu’un petit moment à nous accorder. En effet, il avait rendez-vous avec un conseiller Pôle Emploi pour un contrat de 6 mois. Avec engouement, il s’y est rendu.

JFN

Observateur de la vie réunionnaise


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