Luttes sociales

Pour le développement des Hauts…

1ère rencontre de la jeunesse réunionnaise

Témoignages.re / 14 décembre 2009

La 1ère Rencontre de la jeunesse réunionnaise s’est déroulée le 6 janvier 2009 à Saint-Denis. Elle a permis d’aborder un certain nombre de problèmes comme la création d’entreprises ou l’engagement bénévole dans l’économie sociale et solidaire. Aujourd’hui, l’intervention d’Elodie Renaud sur le développement des Hauts, et particulièrement sur une nouvelle organisation du mouvement associatif pour être toujours plus au service de la population et en particulier des jeunes.

« Dans mon quartier, arrivés le mercredi après-midi, le week-end ou encore après les cours, bon nombre de jeunes se retrouvent coincés chez eux. Il est situé dans les Hauts. L’éloignement de la ville et des activités est accentué par un réseau de transports peu efficace. Ajouté à cela un manque d’organismes capables de mettre en place des activités diverses et variées, c’est toute une population qui se retrouve dans l’ennui.

Dans le temps, des associations s’occupaient de l’animation, on allait faire du sport, découvrir des monuments, on rencontrait des personnes du quartier... Une certaine cohésion existait.

Aujourd’hui, nous devons retrouver toute cette animation des Hauts, à travers, notamment, les associations de quartier. Elles sont un véritable maillon de cohésion sociale par leur rôle d’intermédiaire.
Nous devons mettre ou remettre en place des associations qui d’une part, crée du lien entre les habitants d’un quartier et d’autre part, travaillent à l’émancipation des individus via la découverte extrascolaire, les loisirs ou encore, l’animation…Ainsi, des ateliers peuvent être mis en place, par exemple, afin de favoriser la créativité, l’émancipation…
Dans chaque quartier, des associations doivent être en charge de ces missions. Mais pour que cela dure sur le long terme, une gestion efficace doit être instaurée. De ce fait, il serait intéressant de créer un chambre consulaire des associations.

Cette chambre consulaire permettrait, d’une part d’installer une certaine cohésion entre associations, avec par exemple des projets en commun, et d’autre part, une gestion administrative mutualisée.
En effet, au-delà de l’organisation d’activités, les associations sont aujourd’hui pénalisées par une gestion administrative qui pèse lourd. Cette gestion interne se fait trop souvent aux dépens de l’organisation d’activités. Or, elle ne doit pas être un obstacle à la création de lien social. Le pôle associatif travaillerait donc à toute la gestion administrative, laissant, de ce fait, tout le temps nécessaire aux responsables, de mettre en place leurs activités à destination de la population.

L’Homme doit être au cœur des préoccupations, des projets, des priorités. Nous devons pour cela lui donner les moyens de mettre en place des activités sans être trop mobilisés par la gestion financière, administrative, et par différentes paperasses. »


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