Luttes sociales

Rendez-vous avec la Direction

Grève au Pôle Emploi Réunion-Mayotte

Témoignages.re / 19 novembre 2009

L’intersyndicale devait rencontrer la Direction hier à 9h30 au siège du Pôle Emploi Réunion Mayotte à Sainte-Clotilde. Les deux parties ont discuté du protocole de sortie de conflit envoyé par l’intersyndicale au directeur régional, Jean-Luc Minatchy, ce mardi 17 novembre au soir.

Durant ces derniers jours, l’intersyndicale a rencontré l’ensemble du personnel pour échanger sur « l’avancée » des négociations et décider ensemble des suites du mouvement. Les revendications étant pour la plupart insatisfaites, les salariés restent mobilisés pour se faire entendre.

« Le protocole de sortie de grève rédigé par l’intersyndicale reprend les revendications des grévistes, les propositions qui ont été faites par la Direction, les contre-propositions de l’intersyndicale ainsi que tous les points d’accords et de désaccords »,
explique Fabienne Renaudin, membre de l’intersyndicale et déléguée syndicale CFDT.

Ce sont ces désaccords que l’intersyndicale a décidé de négocier directement avec le directeur général du Pôle Emploi, M. Charpy, dont la visite sur l’île est prévue d’ici au 11 décembre. La grève ne pourra donc probablement pas trouver d’issue avant cette rencontre, mais les agents du Pôle Emploi l’ont suspendue depuis ce lundi 16 novembre et devraient continuer d’assurer leur mission de service public d’ici au règlement du conflit.

Les grévistes prévoient également de demander audience auprès de Marie-Luce Penchard, ministre de l’Outre-mer, dont la visite est attendue ce lundi 23 novembre.

Le principal motif d’insatisfaction des salariés est la fermeture de 7 sites de réception du public actuels (Saint-Pierre, Saint-Leu, Saint-Joseph, Saint-Benoît, Le Port, Saint-Gilles les Hauts, Saint-Louis). Les publics qui étaient reçus auparavant sur 2 sites seront concentrés sur un seul dans les mêmes locaux qui sont inadaptés, induisant comme problèmes :

- la dégradation des conditions d’accueil du public : délais d’attente plus longs et locaux trop exigus pour le flux à recevoir

- la dégradation des délais et des conditions de traitement de leurs demandes (exemple : les allocations, les dossiers d’un côté, les demandeurs de l’autre)

- la dégradation des conditions de travail des salariés : nomadisme accentué, augmentation prévisible du mécontentement

- l’augmentation du stress autant du côté des usagers que des salariés.


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