Luttes sociales

Reprise des négociations

Grève au Pôle Emploi Réunion Mayotte

Témoignages.re / 7 novembre 2009

La délégation syndicale des grévistes du Pôle Emploi Réunion était hier en négociation avec la direction régionale. En ce 6ème jour de grève, cette deuxième réunion de négociation était très attendue par les salariés grévistes. Ce jeudi 6 novembre au soir, près de 70 d’entre eux s’étaient rassemblés à l’aéroport de Gillot pour « cueillir » le directeur régional, en voyage professionnel depuis trois jours, à sa descente d’avion. Ils espéraient reprendre immédiatement les négociations. Une volonté qui n’a pas été satisfaite.

« Y’en a ras l’pôle », pouvait-on lire sur la pancarte d’une gréviste du Pôle Emploi en colère, ce jeudi 6 novembre, à l’aéroport de Gillot.

À son arrivée de Mayotte, à 19h20, le directeur régional Jean-Luc Minatchy a été reçu par une foule déjà bien chauffée aux sons des tambours et de slogans variés, dont le célèbre : « Nous lé pas plus, nous lé pas moins ! Respect à nous ! ».

Suite à une quinzaine de minutes de tractations, Jean-Luc Minatchy a proposé de recevoir une délégation réduite de 8 délégués syndicaux pendant 20 minutes dans une salle de l’aéroport. Les grévistes ont refusé cette proposition limitée en temps et hors des locaux de la Direction régionale.

Jean-Luc Minatchy a alors tenté de partir, mais des grévistes se sont spontanément assis devant sa voiture pour la bloquer. Au bout d’une heure de statut quo, le directeur régional a finalement quitté les lieux discrètement. 


Les grévistes revendiquent notamment de meilleures conditions de travail et une revalorisation de leurs emplois. La fusion complexe de l’ANPE et de l’ASSEDIC ralentit le traitement des dossiers et semble considérablement accroître le stress des agents. Nombre d’entre eux se plaignent d’être victimes d’agressions, verbales ou physiques, de la part d’usagers en colère. Certains syndicalistes affirment que des suicides d’agents du Pôle Emploi sont également liés à l’aggravation de leurs conditions de travail.

Ce mois de novembre, un questionnaire devrait être envoyé aux 46.000 salariés de Pôle Emploi afin d’« identifier les causes et les facteurs qui peuvent créer un risque de souffrance au travail ». À partir de ce diagnostic seront établis « des plans d’action aussi bien au niveau régional qu’au niveau national », selon la Direction générale.


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